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Vendredi, 24 octobre 2014
25 décembre 2013 - 08:02

Le chef du Palmo cuisine pour un pape pour une troisième fois

Par Claude-André Mayrand

Photo: Photo: Alarie Photos
Le chef Luigi Giordano accueille les amateurs de cuisine italienne à son restaurant Palmo depuis 1973. Il accumule les prix et distinctions depuis le début de sa carrière culinaire. Il a cuisiné pour le pape François 1er les 12 et 13 novembre derniers.
LAVAL - 

Les honneurs et récompenses continuent de s’accumuler pour le chef Luigi Giordano, qui a cuisiné pour le pape François 1er lors d’un évènement tenu au Vatican les 12 et 13 novembre derniers.

Parmi la centaine de chefs affiliés aux Toques blanches d’honneur présents, celui du Palmo était le seul Nord-Américain invité et il était également le seul à avoir cuisiné pour trois papes différents.

«Ce fut une expérience inoubliable», confie M. Giordano, qui avait participé à la même réception pour les papes Jean-Paul II et Benoît XVI.

Les Toques blanches d’honneur regroupent parmi les meilleurs chefs cuisiniers d’origine italienne du monde entier.

«Pour être invité et être membre des Toques blanches d’honneur, il faut faire la promotion de la cuisine santé faite avec amour qui met en valeur les produits italiens, explique le Lavallois de 70 ans.

Il faut également avoir une longue feuille de route et il faut suivre et transmettre ton métier et la tradition italienne.»

Le chef d’origine italienne se dit inspiré par le souverain pontife.

«Le pape a dit ‘’Santé, amour et bien manger’’. Quand tu manges bien, tu es en santé, et quand tu es en santé, tu es en amour avec tout le monde. Avec toi-même, avec les autres, avec ta famille et avec la société», confie-t-il.

Le Pain de la paix

Comme il était le plus respecté de la délégation selon ses pairs, c’est sa recette qui a été présentée au pape François 1er.

Le chef de Sainte-Dorothée a cuisiné un pain de blé en forme de croix, une recette qu’il a faite plusieurs fois et pour laquelle il a été épaulé par ses collègues chefs pour la réussir à la perfection.

«Comme le pain est l’alimentation universelle et un symbole de paix, c’était un peu comme un cadeau que nous lui faisions, explique celui qui a justement nommé sa création le Pain de la paix. C’est le corps du Christ et on espère vivre et nourrir l’humanité avec le pain.»

Il raconte que le pape a semblé bien apprécier sa recette, qu’il a pu goûter après que plusieurs membres de sa garde rapprochée eurent goûté auparavant.

«Ses gardes suisses goûtent en premier pour être certains que la nourriture ne soit pas empoisonnée. C’est très sérieux et très sélectif comme processus, affirme M. Giordano, qui se souvient avoir vu le pape sourire après avoir mangé le pain qu’il lui avait préparé.

C’est un très bon sentiment.»

Une fois par pape

La réception des Toques blanches d’honneur est un évènement qui se tient une seule fois pendant le règne papal.

«J’espère que ce sera long avant la prochaine fois», s’exclame le chef du Palmo, devenu une véritable institution à Sainte-Dorothée avec les années.

Il s’est dit très impressionné par le pape François 1er, le 266e de l’Église catholique.

«Il a le même charisme que le pape Jean-Paul II. Il aime le monde et il aime la jeunesse. Je crois qu’il va changer beaucoup de choses, confie M. Giordano au sujet de celui qui a été désigné comme personnalité de l’année 2013 par le magazine Time.

Lorsque nous sommes en contact avec lui, on ressent quelque chose d’incroyable. Il rapproche le monde.»

Simple et modeste, le chef originaire de la Côte Amalfitaine, en Italie, trouve important de ne pas s’enfler la tête avec tous les honneurs qu’il a reçus au fil des ans.

Celui qui a été nommé Maestro de cuisine par l’Association professionnelle des chefs italiens, qui est installé à Laval depuis 1970, a été décoré des plus hautes distinctions de cuisine italienne, en plus d’avoir participé aux Jeux olympiques de Rome en 1950 comme marathonien.

Il est aussi officiel d’athlétisme pour plusieurs compétitions internationales, dont les Jeux olympiques.

Passionné par son métier, il ne voit pas la retraite approcher, malgré ses 70 ans.

«Je suis beaucoup trop jeune, affirme-t-il en riant. Le moment où tu penses à la retraite est le moment où tu es fini», conclut-il.

 

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