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2 avril 2014 - 09:39

Les chefs se disputent la région de Laval - Troisième partie

Par Claude-André Mayrand et Ghislain Plourde

LAVAL - 

Dans le cadre de la campagne électorale, L’Écho de Laval a invité les quatre chefs des partis présents à l’Assemblée nationale à répondre à des questions portant sur des enjeux locaux préparées par l’équipe du journal. Pauline Marois et Philippe Couillard ont accepté de se prêter à l’exercice. Voici le troisième de quatre volets.


À LIRE ÉGALEMENT,

le premier

et

le second

volet de notre série


1- Le dossier de la protection de l'archipel Saint-François piétine depuis plusieurs années : quel est l'engagement qu'un gouvernement de votre parti prendrait à l'égard de la protection et de la mise en valeur des îles Saint-Pierre, Saint-Joseph et aux Vaches?

Philippe Couillard : On se souviendra que notre gouvernement a protégé les îles et a payé pour évaluer leurs richesses. Nous ne voulons pas qu’il y ait de développement sur les îles. Ça ne dépend pas que du gouvernement seul, mais un partenariat bien construit avec la Ville et la communauté métropolitaine peut permettre leur protection et leur mise en valeur. On espère qu’avec une équipe libérale forte à Laval, on pourra faire avancer les choses plus rapidement. Le maire Marc Demers semble ouvert à participer à la protection et à partir du moment où la Ville et la communauté seraient ouvertes, le rachat des îles pour en faire un parc est une possibilité que nous envisageons.

Pauline Marois : Vous savez, nous avons toujours appuyé Laval pour la sauvegarde. Ç’a été une bataille avec M. Vaillancourt. Mais maintenant, avec le maire Marc Demers, il y a des scénarios à évaluer pour voir le montage financier à déployer pour s’assurer de la sauvegarde des trois îles. La mise en réserve se poursuit jusqu’en juin, mais ne vous inquiétez pas, nous ferons le maximum pour préserver les lieux.

2- Le Cégep Montmorency doit présentement refuser des demandes d’étudiants lavallois faute d’espace. Un agrandissement ou la construction d’un éventuel établissement serait-il envisageable? Y a-t-il de la place pour un cégep anglophone?

P.M. : Ce n’est actuellement pas dans les cartons. Cependant, on pourrait parler d’agrandissement, éventuellement, ou des constituantes, des satellites qui pourraient être offerts. Notre objectif est qu’il n’y ait personne qui veule aller au cégep qui soit refusé. Quant à un cégep anglophone à Laval, cette option n’est pas envisagée.

P.C. : C’est une question de priorités régionales, d’occupation et de population étudiante et nous allons étudier le dossier avec le ministère de l’Éducation. Nous allons réinvestir 15 G$ dans les infrastructures et ça nous permettra de faire beaucoup de projets. L’éducation est importante pour nous et on veut s’assurer que les infrastructures soient suffisantes et à niveau. Déjà, des gestes ont été posés pour améliorer l’accès et l’emplacement des programmes de cégeps, notamment en déplaçant le programme de sécurité incendie à l’école Leblanc.

3- Comment entrevoyez-vous le développement économique de Laval au cours des prochaines années?

P.C. : C’est une grande ville et elle fait partie des axes économiques majeurs du Québec. Il y a beaucoup d’activités et de nouvelles économies à Laval maintenant. L’ère de la ville banlieue est finie. On va avoir la même politique d’encouragement économique qu’ailleurs, notamment au niveau des PME pour le démarrage, l’exportation, l’innovation et le transfert de propriétés et c’est très prometteur pour Laval, où on retrouve beaucoup d’entrepreneurs. Les parcs industriels se développent dans l’est de l’île et beaucoup d’entreprises lavalloises participaient au Plan Nord. Une fois le Plan Nord relancé, c’est autant d’emplois que de dynamisme pour la Ville.

P.M. : Il y aura, dans les prochaines années, 35 000 emplois à combler à Laval. La Ville a l’un des plus bas taux de chômage au Québec, ça va bien. Toutefois, on aura des retraités à remplacer et du monde à former. Dans notre programme, on croit pouvoir donner un bon coup de main à Laval par l’entremise, entre autres, de notre initiative de gazelle d’affaires (soutien aux PME), par notre désir d’augmenter le nombre d’entreprises exportatrices, par notre stratégie d’électrification des transports et par la Politique de souveraineté alimentaire que nous avons mise en place.

À surveiller sur notre site Internet, samedi le 5 avril, Mme Marois et M. Couillard nous parlent de la situation municipale à Laval, des problèmes que la Ville a connus et de leur vision d’avenir de la Municipalité au www.lechodelaval.ca

 

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