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6 avril 2017 - 09:42

Des élus s’opposent à une résolution contre la violence conjugale

Le maire Demers regrette la division du conseil municipal sur la question de la violence conjugale

Par Salle des nouvelles

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Le maire de Laval, Marc Demers, déplore que le conseil municipal n’ait pu être unanime sur une résolution proclamant la Ville de Laval municipalité alliée contre la violence conjugale. Contre toute attente, la conseillère de Chomedey, Aglaia Revelakis, a voté contre cette résolution, de même que les trois hommes du Parti Laval, le conseiller Michel Trottier en tête.

Pour le maire Demers, les arguments invoqués sont fallacieux, voire même dangereux. En effet, les opposants ont prétendu que dénoncer la violence conjugale sans inclure les hommes est limitatif.  Ils ont prétendu que la résolution n’était pas suffisamment inclusive pour les hommes.  

Ce faisant, Mme Revelakis et M. Trottier banalisent le sort des milliers de femmes agressées, violentées et assassinées chaque année au Canada. Les victimes de la violence conjugale sont des femmes dans 85 % des cas.  Cette proportion écrasante justifie le fait que ce phénomène mérite d’être dénoncé tel qu’il est et que les millions de femmes qui subissent ce sort méritent d’être pleinement défendues.  « Refuser de soutenir la lutte à la violence conjugale faite aux femmes, sous prétexte que des hommes en sont aussi victimes, contribue à banaliser le phénomène et à dénigrer le travail de toutes celles qui hébergent, défendent et soutiennent les victimes » a déclaré le maire Demers.

La directrice générale de La Maison Le Prélude de Laval, Geneviève Boisvert-Pilon, a également réagi à la situation en déclarant « qu’il s’agit d’une problématique sociale qui affecte les femmes dans tous les aspects de leur vie et qui doit être reconnu. D’ailleurs, les femmes sont les victimes de la quasi-totalité des homicides conjugaux ». Mme Boisvert-Pilon s’exprimait aussi au nom de Mmes Jenny Godmer, de la Maison de Lina, et Chantal Arseneault, de la Maison L’Esther.     

Menée par la conseillère Sandra Desmeules, la résolution a néanmoins été adoptée malgré l’opposition du Parti Laval et d’Action Laval.

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3 réactions
  • Bravo!!

    Ceculia - 2017-04-06 11:52
  • Pour l'information du public, il est important de corriger les propos du premier magistrat de la ville, dans ce communiqué de presse.

    J'ai également voté contre ce règlement en soulignant d’emblée "personne n'est contre la vertu!" mais en expliquant que nommer directement un organisme, impliquait que la ville, allait devoir suivre en actions concrètes et augmenter les tentacules bureaucratiques.

    Or, c'est le rôle de tous les citoyens, et pas d'une entité. Et pour les 300 autres organismes, tous allaient cogner à la porte de la ville, ayant des missions toutes aussi importantes.

    L'amendement des autres collègues se révélait plus inclusif, sachant que beaucoup de couples homosexuels (ou non) vivent ce genre de problématique.

    J'invite toujours les citoyens à avoir l'heure juste en suivant mon Fb ou ceux de mes collègues non -affiliés au parti du maire afin d’avoir un portrait plus juste des actualités lavalloises.

    alainlecompte, conseiller municipal - 2017-04-06 13:38
  • Faut-il être intellectuellement malhonnête pour tromper les gens et leur faire croire que l'on s'oppose à la lutte contre la violence conjugale. En fait nous nous opposons au fait que le mouvement lavallois ait refusé d'inclure à la motion, la violence conjugale sous toutes ses formes, en s'obstinant à refuser d'inclure toutes ethnies, religions, orientations sexuelles, etc. (par exemple deux conjoints du même sexe ne seraient pas considérés dans cette motion, alors que l'un d'eux souffre aussi de la violence conjugale)

    Pierre Anthian - 2017-04-06 16:13