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19 juin 2014 - 10:03

Camps de jour : de plus en plus diversifiés

Par Claude-André Mayrand

LAVAL - 

Finie l’époque où les options pour les camps de jour estivaux pour les enfants se limitaient aux camps municipaux. Cet été, de nombreux camps de jour spécialisés seront offerts aux jeunes qui veulent s’amuser pendant la saison des vacances.Un de ceux-ci est le camp médiéval du Collège Laval, qui revient cette année pour une quatrième édition.

«On n’a pas de données précises sur l’historique des thématiques dans les camps, mais on remarque qu’il y a de plus en plus d’enfants qui vont dans un camp de jour ou de vacances à chaque année, explique Chloé Melançon-Beauséjour, coordonnatrice aux communications à l’Association des camps certifiés du Québec (ACQ). Tous les enfants d’âge scolaire, ou presque, fréquentent un camp et il y a un marché pour offrir des camps plus variés que les traditionnels.»

Au terme de chaque semaine d’activités en plein air à Laval, les jeunes inscrits au camp médiéval seront amenés les vendredis au Parc du Domaine vert, à Mirabel, pour y disputer des batailles amicales rappelant la Guerre des tuques.

L’arène seigneuriale du parc est munie de nouvelles fortifications pour la saison estivale 2014.

Offert du 30 juin au 22 août, le camp réunira 650 enfants de 4 ans et plus. Tout l’équipement est fourni, des épées aux arcs à flèches, en passant par les boucliers et les costumes.

«Pour attirer la clientèle et pour rester compétitifs, certains camps ont décidé d’offrir des programmes spécifiques, comme les arts, les sports, les thématiques historiques, comme le camp médiéval, et le tout a pour but de rendre l’offre plus intéressante pour les enfants et d’attirer la clientèle», analyse Mme Melançon-Beauséjour.

Un milieu compétitif?

Interrogée à savoir si le milieu des camps était compétitif, voire cannibale, Chloé Melançon-Beauséjour répond que la demande est si forte qu’il y a de la place pour tous les camps.

«Cannibale, c’est un grand mot, mais il y a définitivement beaucoup de demandes. Des camps qui se remplissent très tôt, donc les parents doivent inscrire leurs jeunes à l’avance, mais il n’y a pas trop d’offres et la plupart des camps de jour fonctionnent bien, explique la porte-parole de l’ACQ, qui voit dans cette compétition un avantage pour les jeunes, qui ont des offres plus variées et intéressantes.

La clientèle reste généralement proche de chez elle, donc si les camps veulent attirer une clientèle un peu plus lointaine que du quartier où ils sont situés, ils doivent offrir des programmes plus alléchants pour les attirer un peu plus loin», conclut Mme Melançon-Beauséjour.

Les sciences et le plein air, des choix populaires

Le Parc de la Rivière-des-Mille-Îles propose son camp de plein air pour la troisième année en 2014.

Destiné aux 6 à 14 ans, le camp de neuf semaines (23 juin au 22 août) permet aux jeunes de découvrir la faune et la flore de la rivière des Mille-Îles, accompagnés de naturalistes.

Les jeunes vont apprendre les rudiments de la pêche et les méthodes d’inventaire des espèces végétales et animales, notamment.

Le Cosmodôme propose, de son côté, son traditionnel camp de jour spatial. Le Musée Armand-Frappier revient cette année avec ses camps scientifiques.

Finalement, les camps sportifs (Carrefour Multisports, Sportmax du Collège Montmorency) proposent aux enfants de bouger tout l’été.


Des camps spécialisés pour des clientèles particulières

Parmi la pléiade de camps offerts aux familles lavalloises, quelques-uns se démarquent par leur clientèle cible, soit les jeunes handicapés ou ayant des troubles du déficit de l’attention (TDAH) ou envahissants du développement.

C’est notamment le cas de GymnO Laval, un camp pour les déficients intellectuels, les enfants qui ont des TDAH, des troubles du spectre de l’autisme et des difficultés d’apprentissage.

«C’est un camp avec des activités adaptées, explique Chloé Melançon-Beauséjour, de l’Association des camps certifiés du Québec (ACQ). Un suivi est fait pour aider les jeunes à progresser pour qu’ils évoluent dans un milieu positif et pour qu’ils vivent des victoires, plutôt que les échecs qu’ils ressentent dans leur milieu scolaire, par exemple.»

Selon la porte-parole de l’ACQ, les moniteurs doivent compléter une formation adaptée de 50 à 60 heures avant la saison des camps pour pouvoir encadrer adéquatement les jeunes de GymnO Laval.

Dans la longue liste des camps municipaux de la Ville de Laval, offerts dans tous les secteurs de l’île, le Campgourou se distingue de par la clientèle qu’il vise.

Le Campgourou est un camp spécialisé pour 14 jeunes de 6 à 17 ans vivant avec un handicap et se déplaçant en fauteuil roulant.

Pour ceux qui «sortent leurs pics facilement»

Un camp adapté aux clientèles particulières de 6 à 12 ans est offert au Collège Letendre depuis 2011.

Il s’agit du camp Hérisson, «pour les enfants attachants qui sortent leurs pics facilement», dit leur slogan.

Le camp a pour mission d’offrir l’opportunité aux enfants ayant des troubles d’adaptation de vivre une expérience de camp de jour et a pour objectif de favoriser l’apprentissage par le plaisir, l’estime de soi et la socialisation.

Les jeunes ayant un trouble de comportement, un déficit d’attention, des troubles d’apprentissage, d’impulsivité et socioactifs ou souffrant du syndrome Gilles de la Tourette sont conviés aux sorties et activités du camp Hérisson.

Liens

-GymnO Laval : www.gymno.org – 450 625-2674

-Campgourou : Informations au www.laval.ca – 450 978-6888 poste 2536

-Camp Hérisson : http://www.campdejourletendre.qc.ca – 514 238-9354

 

 

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