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15 juin 2017 - 11:14

L’APTS propose des orientations pour améliorer la santé psychologique et réduire l’absentéisme du personnel du CISSS de Laval

Par Salle des nouvelles

À partir de l’analyse des résultats d’un sondage sur la santé psychologique de ses membres à Laval, l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) en arrive à cerner des motifs fréquents d’absence du travail pour des raisons d’ordre psychologique. L’équipe régionale de l’APTS présentera ses résultats au conseil d’administration du CISSS de Laval en présence de membres vivant des situations de détresse et invitera le CISSS de Laval de s’inspirer de cette analyse pour mettre en place des conditions de travail favorables à la santé psychologique de ses employés. 
 
Les nouveaux résultats de l’enquête menée en novembre 2016 révèlent, entre autres, que 67,1 % des membres de l’APTS à Laval disposent d’une faible marge de manœuvre par rapport à leur travail, perçu par 76,3 % d’entre eux comme psychologiquement exigeant. Or, la combinaison des résultats pour ces deux facteurs engendre un état de stress, que confirment d’ailleurs près de 52 % des répondants, associé à des risques de tension psychologique et de maladie. 
 
Autres données éclairantes : 26 % des membres du personnel professionnel et technique de Laval estiment obtenir peu de soutien de la part de leurs supérieurs et 33,8% ne reçoivent qu’une faible reconnaissance. On observe donc un déséquilibre chez 90% d’entre eux entre la reconnaissance exprimée et le niveau d’effort déployé. 
 
« Donner plus de latitude décisionnelle à nos membres, dont beaucoup sont régis par des obligations déontologiques, respecter leur autonomie professionnelle, leur offrir du soutien et reconnaître pleinement la valeur de leur travail auprès de la population constituent des orientations porteuses de grandes améliorations pour l’établissement », croit Caroline L. Simoneau, responsable politique APTS pour la région de Laval 
 
Une mesure du plan d’action ministériel en santé mentale 2015-2020 recommande d’ailleurs aux établissements « la mise en place de conditions de travail et de pratiques organisationnelles qui favorisent la santé mentale du personnel ». La porte-parole de l’APTS estime que son application est l’occasion tout indiquée de travailler en mode paritaire à la recherche et à l’implantation de solutions aptes à atténuer la détresse psychologique qui prévaut dans l’établissement et que confirme le sondage du syndicat. 
 
« Réorganisations, fusions et compressions ont fait beaucoup de tort dans les rangs de notre personnel au cours des dernières années. Plusieurs experts ont d’ailleurs fait des bilans plus larges des réformes du ministre Barrette, dont il n’y a pas lieu d’être fier. Aujourd’hui, nous avons en main une analyse qui nous permet de réparer un peu les dégâts. Nous espérons que la direction de l’établissement saura saisir cette occasion », conclut Caroline L. Simoneau 
 
L’étude a été réalisée avec le soutien méthodologique de chercheurs membres du groupe de Recherches sur les interrelations personnelles, organisationnelles et sociales du travail de l’Université Laval. Près de 7 000 membres de l’APTS y ont répondu, dont plus de 300 de la région. La dernière étude de cette ampleur, qui portait sur la santé psychologique des cols blancs québécois, remonte à l’an 2000. 

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