Publicité
LaPlaza - Centre d'achats en ligne
27 octobre 2016 - 15:24 | Mis à jour : 15:29

Ryan Rogan : Le vagabond de la lutte québécoise

Gabriel Gignac

Par Gabriel Gignac, Journaliste

Twitter Gabriel Gignac

Originaire de Laval, Ryan Rogan roule sa bosse dans la lutte professionnelle depuis l'âge 17 ans et ce dernier ne fait vraiment pas les choses comme les autres alors qu'il agit réellement comme un vagabond autant dans son sport-spectacle que dans la vie.

Le sportif qui n'a jamais connu son père et qui a été élevé par une mère monoparentale a vu son premier spectacle de lutte de la World Wrestling Entertainment (WWF à l'époque) à l'âge de six ans et dès ce moment, il a su qu'il voulait devenir lutteur professionnel. Il avait plusieurs combattants favoris, toutefois l'Undertaker est celui qui attirait le plus son attention. Il commence à suivre des cours de lutte à l'âge de 14 ans sous les ordres de Jacques Rougeau et plus particulièrement d'Éric Mastrocola afin de participer à quelques événements du Spectacle familial Jacques Rougeau sous les noms de « Le camelot » et le lutteur mexicain « El Loco Torrino ».

Il commence à travailler chez les professionnels à 17 ans sous le nom d'Amazing Spade puis peu après Johnny Jack Spade, un personnage venant de Las Vegas qui fait la vie de riche. Après avoir passé quelque temps sous les traits de ce caractère, il décide de revenir à la base et de prendre tout simplement son vrai nom dans la vie, soit Ryan Rogan en 2012. « Je désirais me retrouver et être moi-même dans le ring dans un monde où ce sport est de plus en plus axé sur des choses réelles », raconte le sympathique catcheur qui a toujours pu compter sur l'aide de Carl XL Leduc qu'il considère comme son mentor.

Ce dernier veut réussir absolument son rêve de monter dans les hautes sphères de la lutte professionnelle. Toutefois, le tout ne se fait pas sans risque. Il fonce toujours tête première et accepte plusieurs contrats, et ce, malgré que parfois aucune paye n'est garantie. Il décide même en 2015 de vendre tous ses avoirs et de tenter sa chance à la OVW aux États-Unis. Son rêve ne dura toutefois que deux semaines, car celui-ci manquera de fonds et reviendra à Laval avec seulement 25 cents dans les poches et sans travail. « Le propriétaire de mon appartement a été très gentil en me laissant les trois premiers mois sans payer, le temps de me retrouver un travail et de pouvoir recentrer ma vie. Je luttais quelques soirs ici et là, mais je vivais réellement comme un vagabond et c'est de cette façon que mon personnage qui allait propulser ma carrière vers l'avant est né. Encore aujourd'hui j'accepte des contrats où je paie pour aller lutter aux États-Unis avec l'objectif qu'ils me gardent à long terme et que j'y fasse de l'argent », évoque Rogan qui croit bien réussir, car son personnage se démarque de ce qui se fait ailleurs.

Depuis ce temps, le Lavallois a combattu dans plusieurs fédérations américaines telles qu’IYF Wrestling, CZW, PWA Connecticut pour nommer que celles-ci sans oublier les fédérations québécoises FLQ, Victory Ring, TOW, NCW, et la MWF. Il a même lutté dernièrement en Nouvelle-Écosse lors d'un événement filmé pour la télévision qui sera présenté très bientôt sur le Fight Network. Lors de ses événements, Rogan se promène avec son petit gobelet avant chaque combat ainsi qu'à la table de marchandise pour quêter de la monnaie où il a déjà été capable d'amasser un montant de 51 $ lors d'une soirée. Il a côtoyé plusieurs légendes de la lutte comme Kurt Angle et Tommy Dreamer qui ont eu de bons mots pour lui. « Quand deux étoiles de ton sport viennent te voir pour te féliciter et disent qu'ils voient en toi un gars passionné qui travaille très fort et qui a du potentiel, ça t'encourage à continuer. Je me dis également que si dernièrement Kevin Owens et Sami Zayn ont réussi à monter à la WWE, d'autres Québécois peuvent réussir à faire leur place », déclare le vagabond.

Finalement, comment le lutteur voit-il sont avenir ? « Ma mère m'a toujours encouragé, et ce, même si parfois elle est frustrée de voir que l'argent ne rentre pas comme elle le devrait. Je lui ai promis qu'un jour je réussirais dans ce milieu et qu'on aurait droit à une belle maison. Je prends toutes les opportunités pour tenir ma promesse. La tournée 2016 du vagabond va bon train et le futur s'annonce brillant pour 2017. Les fenêtres d'opportunités s'ouvrent à moi enfin », conclut Ryan Rogan avec le sourire.

Pour suivre Ryan Rogan sur Facebook.

Pour suivre Ryan Rogan sur Twitter : @RyanRogan

Pour suivre Ryan Rogan sur Instagram.

 

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





L'Écho de Laval se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, L'Écho de Laval collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.