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11 juillet 2018 - 15:12 | Mis à jour : 16:06

La Ville de Laval enregistre le plus bas taux de criminalité depuis 5 ans

Le Service de police de Laval (SPL) a présenté aux autorités municipales, son bilan annuel 2017. Le directeur du SPL, M. Pierre Brochet, y a déclaré que « l'année 2017 a particulièrement été marquée par une baisse des infractions criminelles, qui a atteint son plus bas niveau en 5 ans, avec une diminution de 16 % depuis 2013 ».

Les citoyens de Laval peuvent ainsi compter sur un environnement sécuritaire: les crimes contre la personne sont à la baisse, de même que les crimes contre la propriété, les voies de fait, les fraudes, la violence conjugale, les introductions pas effraction, les méfaits, les vols et les actes de menace ou violence.

« Force est de constater que nos efforts soutenus pour lutter contre la criminalité portent leurs fruits. J'y vois le travail acharné de nos policiers et de ceux qui nous soutiennent, les employés civils, que je tiens à tous remercier », d'ajouter le directeur Brochet.

La sécurité routière reste une grande préoccupation. Bien que l'on observe une diminution des accidents avec blessés (2 %) et de conduite avec capacités affaiblies (24 %), le nombre d'accidents mortels a augmenté, passant de 3 en 2016 à 8 en 2017.

« La population et le parc automobile sont toujours en croissance à Laval. Nous allons déployer différentes stratégies pour rendre nos routes encore plus sécuritaires. C'est une priorité. », a rappelé le directeur Brochet.

À cet effet, les priorités du SPL pour 2018-2019 viseront, notamment, à faire face de façon plus efficace à des phénomènes criminels et sociaux de plus en plus complexes. En ce sens, continuer à développer des initiatives centrées sur les victimes, la prévention de la criminalité et le rapprochement avec la communauté restent prioritaires.

Mais plus encore, « le SPL travaille aussi activement à revoir sa structure pour être plus efficace, qui passe entre autres par la mise sur pied du Centre de gestion et de la sécurité de Laval, la rénovation de la gendarmerie et la construction d'un poste dans l'Ouest de la Ville », de préciser le directeur Brochet.

Faits saillants sur la criminalité

•  Le total des infractions au Code criminel a atteint son plus bas niveau en 5 ans, passant de 15 367 en 2013 à 12 869 en 2017 (-16 %). Le volume quotidien était de 42 en 2013 et a diminué à 35 en 2017. Sur une période de 5 ans, les crimes contre la propriété ont chuté (-19 %) presque deux fois plus rapidement que les crimes contre la personne (-10 %).

•  On dénombre 1067 évènements de violence conjugale en 2017, soit une baisse de 8 % par rapport à l’an dernier. Cette tendance a débuté en 2014 (1166 en 2016 et 1255 en 2015). Les campagnes de sensibilisation et les interventions en prévention des policiers et du personnel de la Division urgence sociale pourraient expliquer cette diminution.

•  Parmi les 1205 actes de menace ou de violence de cette année (1353 en 2016), on compte notamment 218 vols qualifiés (242 en 2016) et 699 menaces (776 en 2016).

•  Le nombre de voies de fait connaît une baisse graduelle (-9 % sur 5 ans). Il se situe d’ailleurs sous la moyenne des 5 dernières années (2248). Une hausse du nombre de voies de fait graves envers un agent a toutefois été observée en 2017 par rapport à 2016 (18 en 2017 et 4 en 2016).

•  Alors qu’on constatait davantage de cas d’intimidation en 2015 et 2016, l’année 2017 a connu une diminution importante du nombre de ces cas (57). On en comptait 79 en 2016 et 69 en 2015.

•  Le nombre de signalements d’agressions sexuelles a atteint un sommet en 2017, alors que 84 plaintes de plus ont été déposées. Cette hausse pourrait s’expliquer par le phénomène médiatique #metoo #moiaussi qui encourage la dénonciation.

•  Les crimes contre la propriété́ ont diminué́ graduellement au cours de l’année : 7587 cas de cette nature ont été́ déclarés en 2017. L’an dernier, ce chiffre se situait à 7989 (près de 400 cas en moins).

•  Le nombre d’incendies est passé de 84 en 2016 à 126 en 2017. Cette année, exceptionnellement, 19 % des dossiers ont ciblé la même adresse à plus d’une reprise (23 dossiers). Cette augmentation de 50 % peut aussi s’expliquer par une meilleure communication entre le Secteur des enquêtes criminelles du Service de police et le Service de sécurité incendie. En effet, ce partenaire informe davantage les enquêteurs de toute activité qui pourrait paraître suspecte, même si elle est mineure (feu dans un bac de recyclage, feu dans une toilette chimique, etc.).

•  Les fraudes rapportées représentent 11 % des crimes contre la propriété. Pour la première fois en 5 ans, leur nombre a chuté de 19 % (865 en 2017 et 1062 en 2016), alors qu’il connaissait une hausse progressive depuis 2013. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces statistiques : le faible taux de dénonciation au Service de police, les autres canaux de dénonciation et les démarches de sensibilisation par les policiers.

•  Le nombre de méfaits est aussi en baisse depuis plusieurs années. On a enregistré 1023 évènements de cette nature en 2017.

•  Tout comme en 2016, le nombre de vols connaît aussi une diminution, surtout en ce qui a trait aux biens dans les véhicules. On en comptait 2356 en 2016, comparativement à 2275 en 2017. 

•  On observe, en 2017, une faible diminution des introductions par effraction (1215). On en comptait 1262 en 2016. La moyenne des 5 dernières années se situe à 1433.

Faits saillants sur la sécurité routière

•  Le nombre d’infractions liées à la conduite avec capacités affaiblies par l’alcool ou les drogues est en baisse. On dénombre 302 cas en 2017, comparativement à 395 en 2016. 

•  En 2017, huit accidents mortels ont eu lieu sur le territoire. Quant aux accidents avec blessés, il y en a eu 1183, un nombre relativement stable depuis les dernières  années. Parmi ceux-ci, 14 étaient causés par une conduite avec les capacités affaiblies.

Autres faits importants

•  En décembre 2017, le rapport de la Commission d’enquête sur la protection de la confidentialité des sources journalistiques a établi qu’aucun mandat ou ordonnance n’a été déposé à l’endroit d’un journaliste par notre Service. En clair : aucun journaliste n’a été espionné. Le Service a même été cité en exemple pour ses bonnes pratiques relativement à sa procédure d’enquête criminelle. Le rapport mentionne qu’il est « possible de mener à bon port une enquête criminelle découlant d’indiscrétions policières au profit de journalistes en s’intéressant surtout, voire exclusivement, au policier suspect plutôt qu’aux journalistes ».

•  L'équipe d'Urgence sociale est intervenue dans de nombreuses situations, notamment : 173 familles assistées lors des inondations, 142 interventions auprès de familles touchées par de la violence, 2100 interventions auprès de personnes présentant un problème de santé mentale, 16 interventions pour des situations à risque d’homicide conjugal ou familial, 32 familles soutenues lors du décès d’un proche.

•  En 2017, 10 évènements ont nécessité la mise en place partielle ou totale de la structure de sécurité civile, sous la responsabilité du Service de police, dont les plus importants : les inondations printanières historiques, le déraillement d’un train, l'arrivée des demandeurs d’asile et deux tempêtes estivales violentes.

•  Le nombre de disparitions / fugues est à la baisse sur une période de 5 ans. Entre 2013 et 2017, on observe une diminution de 15 %.

•  On remarque une baisse de 8 % du nombre d'appels d'urgence reçus au 911 depuis cinq ans. En 2017, 252 653 appels reçus contre 273 822 en 2013.

•  Les interventions auprès de personnes ayant un état mental perturbé sont en forte augmentation. On parle d'une hausse de 65 % depuis cinq ans, soit 983 interventions en 2013 et 1620 en 2017.

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