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La courtepointe, la passion de Laurent et Adrien

durée 15h16
26 juin 2014
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Par Claude-André Mayrand
LAVAL - 

Qui a dit que la courtepointe n’était qu’une activité pratiquée par les personnes du troisième âge? À voir coudre les jeunes Lavallois Laurent et Adrien Haillot-Bellerose, les sceptiques seraient confondus.

C’est parce que sa mère Claire en faisait et qu’il voulait décorer son lit que Laurent a commencé à faire de la courtepointe.

«Je trouvais beau ce que ma mère faisait et ça me permet d’exprimer un côté artistique», confie l’adolescent de 12 ans, qui a commencé à l’âge de 10 ans.

Les deux frères aiment les couleurs et le temps qu’ils investissent à ce passe-temps.

«C’est un bon défi et ça me permet de développer mon habileté et ma dextérité», ajoute Laurent, qui compte deux courtepointes à son actif et qui aimerait maintenant coudre des centres de table.

Laurent et Adrien viennent de remporter, le 1er juin dernier, la 3e place d’un concours provincial organisé dans le cadre du Salon de la courtepointe, un évènement tenu aux deux ans à Montréal.

Le 26 juin, ils prendront la direction des États-Unis pour participer au Vermont Quilt Festival, un autre concours de courtepointe.

Les deux garçons consacrent environ six heures par mois à leur passe-temps, principalement lors des congés pédagogiques. Ils ont créé eux-mêmes les designs de leur courtepointe et en ont assuré la confection depuis le mois de septembre dernier afin d’être prêts pour les concours.

«Habituellement, tous les enfants qui participent gagnent un ruban et une machine à coudre, confie leur mère Claire Haillot en parlant du concours américain. Laurent y a été seul l’année passée avec sa première création et quand Adrien a vu ce que Laurent recevait, il a voulu participer lui aussi. Je voulais attendre qu’il ait 10 ans, mais il insistait vraiment.»

Dans un sommet de vague

Loin d’être un art démodé, la courtepointe serait de plus en plus populaire selon Claire Haillot, propriétaire de Courtepointe Claire et mère des deux garçons.

«Les éditions Hachette ont lancé le magazine Patchwork facile l’année dernière. Ce n’était pas très bien fait, car c’était des mesures en millimètres, mais ça a ramené la courtepointe au goût du jour», analyse Mme Haillot, qui est propriétaire de sa boutique spécialisée depuis 10 ans.

«Quand j’ai ouvert ma boutique, ma clientèle était pas mal juste composée de têtes grises. Je dirais que je couvre maintenant de 20 à 94 ans et la relève est de plus en plus présente, explique celle qui croit que celle-ci dépend beaucoup de l’implication des parents. Les enfants ont besoin de plus de supervision, surtout avec les machines. Quand on donne nos cours de couture et de courtepointe, c’est ce que je leur répète.»

Une maman fière

Claire Haillot est très fière que ses garçons soient en train de développer une passion pour la couture et la courtepointe.

«Je suis vraiment contente et je trouve ça l’fun (sic). Leur intérêt est venu d’eux-mêmes. Laurent fait même des taies d’oreiller les deux doigts dans le nez.»

Sa boutique Courtepointe Claire, située à Fabreville, est le seul magasin du genre au Québec. Claire Haillot y donne des cours, design des patrons et vend des tissus et des accessoires. Elle publie également ses patrons dans les revues spécialisées, en plus de participer à des expositions.

 

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