Publicité
24 juillet 2014 - 14:01 | Mis à jour : 14:20

Le personnel de la santé dénonce les coupes de 12 M $

Par Ghislain Plourde

LAVAL - 

Les trois syndicats (CSN, CSQ et APTS) représentant le personnel de santé du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Laval dénoncent les nouvelles compressions attendues de l’ordre de 12 M $. Les trois centrales n’entendent pas demeurées les bras croisés.

«Il (gouvernement Couillard) veut nous faire croire que ça ne fera pas mal à la population, oui ça va faire mal, ça fait déjà mal. Une coupe de 12 M $ ça équivaut à peu près à 300 postes, c’est pas rien pour soutenir une population de plus de 400 000 personnes», a déclaré, en point de presse, la présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot.

La présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses du CSSS de Laval (affilié à la CSN), Marjolaine Aubé, abonde dans le même sens.

«Malgré les réductions budgétaires des dernières années, le CSSS a toujours été en équilibre. Là, avec 12 M $ de moins c’est clair que les services à la population on ne pourra pas les donner et c’est nous autres qui risquons d’être couchés dans les civières.»

La présidente locale CSN estime savoir d’où provient cette nouvelle réduction demandée. «C’est directement relié aux erreurs des libéraux. On commence à rembourser les dépassements de coûts des partenariats public-privé (PPP) reliés aux hôpitaux montréalais (CHUM et CUSM). On commence à payer les factures.»

À l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), qui représente 1 300 membres, on craint, également, les effets de ce resserrement budgétaire.

«Tout a été écrémé dans nos services. On ne remplace plus les départs, les absences pour cause de maladie, on ne réaffiche pas les postes. Il n’y a plus de jus dans le citron. On a tout pressé», fait savoir Josée Blanchard, présidente locale de l’APTS.

Concrètement

Déjà des mesures d’allégement ont été prises pour la direction de la Cité-de-la-Santé. Selon la présidente locale CSN, les heures supplémentaires ne sont plus permises dans le département de la stérilisation, de la cardiologie ainsi qu’aux soins intensifs.

De plus, les absences dans certains départements ne seraient pas remplacées. Il n’y a plus de personnel dédié à la surveillance de patients dans un état grave. Au moins six infirmières auxiliaires, de soir et de nuit, ont perdu leur emploi et d’autres coupures pourraient suivre.

Des solutions multiples

Les syndiqués locaux CSN, au nombre de 2 900 au CSSS de Laval, maintiennent qu’un lot de solutions, à coût nul, pourraient être envisagés au lieu d’y aller avec cette autre «cure d’amincissement».

«On a proposé de revoir la procédure de gestion de non-réponses, d’offrir le remplacement au personnel temps partiel plutôt qu’à la liste de rappel, on nous écoute, mais on ne le met pas en pratique», affirme la présidente locale CSN.

Les trois syndicats attendent impatiemment les intentions de la direction. Un plan précis des actions, des moyens de pression, devrait être dévoilé à l’automne.

 

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





L'Écho de Laval se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, L'Écho de Laval collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.