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Les profs de Laval sont au bord de la crise de nerf

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23 janvier 2015
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Fanny Arnaud
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Par Fanny Arnaud, Journaliste
Pas facile d'être prof.
 
C'est pourquoi le Syndicat de l'enseignement de la région de Laval (SERL) organisait aujourd'hui la 4e édition de son colloque pédagogique : un lieu de rencontre et de discussion pour les enseignants.
 
"On veut leur mettre du beaume au coeur", explique Manon Lafrance, conseillère syndicale.
 
"Les enseignants se donnent comme des fous et ne sont pas reconnus", regrette le président par intérim du SERL, Guy Bellemare.
 
Selon eux, 20% des jeunes enseignants changent de carrière dans les cinq premières années.
 
Un chiffre qui n'étonne pas Landia Calixte, 26 ans.
 
"C'est ma première année d'enseignement et je vois une véritable épidémie d'anxiété, tu peux ressentir le stress", dit-elle.
 
Autonomie
 
Selon M. Bellemare, ce stress n'existait pas il y a 25 ans quand il a commencé sa carrière. C'est avec le temps que la pression s'est intensifiée sur les enseignants.
 
"On est tané que les directions nous disent quoi faire, on est tané de faire des réunions", dit-il.
 
M. Bellemare regrette de constater que les enseignants perdent de plus en plus le contrôle de la pédagogie et soient de plus en plus investis de la gestion des classes.
 
Selon lui, l'intégration massive d'élèves à besoins particuliers depuis les dix dernières années a créé de grosses différences au sein des groupes et oblige les enseignants à trop de gestion. 
 
Par ailleurs, il affirme que lorsqu'un enseignant fait une demande de service pour un élève en difficulté, soit la demande met trop de temps à être prise en compte, soit elle est refusée.
 
"Leur expertise n'est pas reconnue", ajoute Mme Lafrance.
 
Réformes
 
M. Bellemare redoute que les enseignants perdent davantage de leur autonomie professionnelle dans les mois qui viennent avec le projet de réorganisation des commissions scolaires du ministre Bolduc. 
 
Il explique également que leur convention collective est sur le point d'être renouvelée et que les négociations vont bon train pour éviter que les enseignants voient leur nombre d'heures passer de 32 à 35 sans augmentation de salaire.
 
 
 
 
 
 

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