Le bateau-dragon est une activité de plus en plus populaire au Québec. Mais un simple essai à bord d’un équipage permet de constater qu’il s’agit de bien plus qu’une activité : c’est un sport à part entière.
Josée Leclerc fait du bateau-dragon depuis 2008 et son collègue, Patrick Scott, depuis 1996. Tous deux ont lancé le club Pro Action Dragon en mai 2010, un club qui s’exerce sur la rivière des Mille-Îles.
«L’embarcation compte 22 passagers, soit 20 pagayeurs, un barreur et un tambourineur, à l’avant du bateau, qui donne le rythme afin de s’assurer que toutes les rames pénètrent dans l’eau en même temps, explique Josée Leclerc.
C’est un sport accessible à tous, de 12 à 80 ans, autant pour ceux qui recherchent un niveau amical qu’un niveau compétitif.»
Le sport, originaire de la Chine, est arrivé à Montréal dans les années 1990. Plusieurs clubs ont vu le jour depuis.
Viser le même but
Ce qui a accroché Patrick Scott dès la première fois qu’il a essayé le bateau-dragon, c’est l’esprit de corps et le travail d’équipe.
«D’être dans le bateau avec mes 19 coéquipiers pour viser le même but me procure tout un feeling, admet l’entraîneur-chef de Pro Action Dragon, qui est passionné par son sport.
L’énergie et le positif qui se dégagent d’atteindre la ligne d’arrivée, ça m’englobe.»
Selon lui, la plus grande difficulté pour les débutants est de trouver la synchronisation.
«Ça prend du temps pour trouver le rythme. Certains arrivent au club et ont le rythme du premier coup, d’autres prendront plusieurs pratiques pour le trouver. C’est une question d’habitude.»
«C’est un sport très technique, un peu comme le golf», ajoute Mme Leclerc.
Plus difficile que ça en a l’air
L’Écho de Laval a participé à un essai gratuit le dimanche 5 mai, destiné au grand public, afin de vivre l’expérience du bateau-dragon.
«Nous essayons de bâtir plusieurs équipes et nous visons huit équipes complètes au club, explique Josée Leclerc. Nous voulons faire connaître le sport et contribuer à son expansion.»
Équipé d’une pagaie et d’une veste de flottaison, le représentant de l’Écho s’attendait à une expérience digne d’une promenade en canot.
C’est toutefois beaucoup plus difficile que ça en a l’air.
Coups de rames dans le dos, éclaboussures multiples, difficulté à suivre le rythme, les pagayeurs du dimanche n’avaient rien de professionnels, mais quelques séquences suffisent à trouver un rythme et une cohésion.
«C’est vraiment une question de travail d’équipe, précise Mme Leclerc. Un seul bon pagayeur ne suffit pas à bien faire avancer le bateau.»
Il a vite été possible de constater les efforts physiques nécessaires à la pratique adéquate du sport.
«Nous offrons également des entraînements hors bateau afin de développer l’endurance et la force musculaire requise pour devenir meilleur sur l’eau», explique Josée Leclerc, qui a participé à des championnats du monde à Macao, en Chine, en 2010, terminant au quatrième rang avec son équipe Adrenaline Women. Elle se consacre depuis à son club lavallois.
Quelques-uns des participants des essais gratuits prévoyaient réessayer l’expérience et s’intéressaient à ce sport. Il y en avait même qui étaient déjà des habitués.
Pour les autres, des essais gratuits seront également offerts le samedi 11 mai, à la berge des Baigneurs, à Sainte-Rose.
____________
Pour vous inscrire aux essais gratuits du samedi 11 mai, veuillez contacter Josée Leclerc au 514 295-1985 ou consultez le site Internet de Pro Action Dragon.