Sports et loisirs

Cristian et Catherine vivent à fond leur passion du handball

Claude-André Mayrand
LAVAL - 

On a souvent tendance à oublier qu’il existe d’autres sports d’équipe que le hockey, le football et le soccer au Québec. Pour les Lavallois Cristian Toth et Catherine Héroux, c’est le handball qui les fait rêver.

Les deux athlètes d’élite ont tous deux été initiés au handball par leur frère, Cristian à l’adolescence et Catherine avant l’âge de 10 ans.

«Je jouais au soccer et, l’hiver, quand c’était moins actif, je me suis fait initier au handball à 15 ans, explique celui qui a eu à choisir entre les deux sports et qui a opté pour le handball parce que celui-ci lui offrait plus de possibilités.

C’est un sport complet. Il y a autant d’attaque que de défense. Il y a du contact et beaucoup de course. J’aime le côté rapide du handball.»

Catherine, qui a débuté le handball compétitif à l’âge de 9 ans, aime le concept d’équipe du sport.

«Les coéquipiers doivent se compléter et on ne peut y jouer individuellement», explique la joueuse de 19 ans, qui vient d’aider le Canada à terminer au troisième rang de la finale intercontinentale de la Fédération internationale de handball, en novembre dernier.

L’argent, le nerf de la guerre

Bien que le handball ne nécessite pas beaucoup d’équipement, il s’agit d’un sport très coûteux au niveau élite. La raison? Le coût du voyagement pour les camps d’entraînement et le manque de financement pour les athlètes de la discipline.

«Un camp peut coûter 2 000 $ et il peut y en avoir deux ou trois par année. Les Championnats du monde et les Panaméricains sont encore plus chers. La facture peut rapidement monter à 15 000 $ pour une année», explique Cristian.

Depuis environ cinq ans, Handball Canada est exclu du programme de subventions de Sports Canada, ce qui prive les athlètes de 6 000 à 8 000 $ par année.

«C’est une question de résultats au niveau des Jeux olympiques, des Championnats du monde et Panaméricains et des Jeux du Canada, explique Stéphane Hamel, chargé de projets chez Sports Laval.

Le classement des sports est refait à chaque année, donc le retour du handball dans le programme passe par les performances des joueurs.»

De plus, les joueurs de handball de haut niveau n’ont plus accès aux brevets d’athlètes, qui sont réservés aux athlètes d’excellence, alors que les handballeurs plafonnent au statut d’élite ou de relève.

«Un athlète breveté pouvait toucher 1 500 $ par mois, en plus de toucher 6 000 $ de retour d’impôts et d’avoir droit à des services de santé et sa scolarité post-secondaire payée», précise M. Hamel.

Catherine et Cristian s’en remettent donc aux concours de bourses, aux commandites et au programme d’Excellence Sports Laval.

Le groupe de 11 joueurs de handball, neuf garçons et deux filles, a ainsi droit à une enveloppe totale de 1 700 $ pour leur préparation physique.

Le rêve olympique

Les deux joueurs d’élite, qui évoluent pour le club de Laval au niveau civil, caressent le rêve d’évoluer pour l’équipe canadienne aux Jeux olympiques dans leur carrière.

«Le handball m’offre de belles choses et je vais travailler fort pour atteindre les sommets et y rester», conclut Catherine.

Cristian étudie aux Hautes études commerciales tout en étant aussi membre de la sélection du Québec. Il tente de faire sa place dans la sélection nationale senior.

Catherine, quant à elle, étudie en sciences humaines au Collège Montmorency.

Elle est aussi membre de l’équipe du Québec en plus d’évoluer dans l’équipe canadienne junior.

Elle tentera de se tailler une place sur l’équipe senior en 2015.

Le projet Excellence Sports Laval a démarré ses activités en 2012. Ayant pour objectif de supporter les athlètes lavallois, il vise à offrir différents services à ses derniers. Lors de la première année, le projet a démarré en desservant 14 athlètes lavallois identifiés relève ou élite par leur fédération sportive. L’édition 2013-2014 d’Excellence Sports Laval compte maintenant quatre groupes d’entraînement regroupant plus de 30 athlètes et six athlètes individuels. Excellence Sports Laval est supporté financièrement par Sports Laval et la Ville de Laval.