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Derrière le banc , par

11 juillet 2016 - 11:12

Après le passage junior…

Je me fais souvent demander comment je perçois la progression et la réussite des joueurs que j’ai eu la chance d’entraîner durant leur carrière junior, si je suis l’évolution de leur carrière professionnelle ou si je garde contact avec eux…

Il est bien évident qu’on me parle souvent de Jonathan Drouin qui évolue maintenant avec le Lightning de Tampa Bay, de Nikolaj Ehlers avec les Jets de Winnipeg, de Zachary Fucale avec le club école des Canadiens de Montréal ou de Nathan MacKinnon qui vient de signer un contrat de 7 ans / 44.1 millions avec l’Avalanche du Colorado !

 

Je ne peux pas nier que je suis fier de leurs réussites et que je regarde leurs matchs dès que j’en ai la chance. Il est toujours intéressant pour un entraîneur d’admirer le succès de ses anciens joueurs !

Cependant, pour moi, le succès n’est pas que synonyme de ligue nationale et de millions de dollars ! Je suis tout aussi fier de mes joueurs qui progressent au niveau du hockey universitaire ou en Europe, de ceux qui poursuivent leurs études et qui dénichent un bon emploi, de ceux qui deviennent des adultes respectables avec des valeurs personnelles et familiales bien ancrées.

Être entraîneur, au hockey comme dans d’autres sports, notre mandat n’est pas que d’enseigner les techniques aux athlètes et de leur faire atteindre leur plein potentiel comme joueur.

C’est aussi d’amener les jeunes à persévérer, à croire en leur rêve, à les responsabiliser, à les sensibiliser à l’importance de la scolarité, à développer leur côté humain, à se relever dans les moments plus difficiles, à travailler en équipe, à leur fournir des outils pour faire les bons choix quant aux drogues, alcool, dopage, nutrition, etc…

Pendant leur stage junior qui peut durer jusqu’à cinq ans, les joueurs font face à différents défis. Pour plusieurs, ce passage signifie d’abord de quitter le nid familial pour s’installer dans une pension inconnue, s’en suit la fin de l’adolescence pour passer au stade de jeune adulte, sans oublier un beau mélange de situations amoureuses parfois compliquées et d’amis. Il signifie aussi d’apprendre à concilier les études et le hockey, de faire face aux médias et aux attentes des fans. Mon rôle est aussi de les guider à travers tout ce cheminement.

Quant à la question à savoir si je garde contact avec eux après leur départ, je suis plus du style à leur rappeler avant leur départ que je serai toujours là pour eux en cas de besoin que de les appeler régulièrement pour avoir de leurs nouvelles.

La vie file à toute vitesse et je suis bien conscient qu’une fois le stade junior terminé, chacun a ses occupations et un horaire du temps encore très chargé. Alors oui, il m’arrive parfois d’avoir la chance d’être en contact avec eux quant ils ont le temps ou quand ils en ressentent le besoin !

 

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