Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Privé, public sélectif et public régulier

Le ministre de l'Éducation, Bernard Drainville, va maintenir l'école à trois vitesses

Le ministre de l'Éducation, Bernard Drainville.
Photo: La Presse CanadienneLe ministre de l'Éducation, Bernard Drainville.
durée

Le nouveau ministre de l'Éducation, Bernard Drainville, accepte l'école à trois vitesses. Il continuera de financer le privé, le public sélectif et le public régulier.

Le mouvement École ensemble dénonce depuis des années l'écrémage des élèves fait par le privé et certaines écoles publiques au détriment du public régulier.

En mêlée de presse à l'Assemblée nationale mardi, M. Drainville a indiqué n'avoir aucune intention de changer le modèle actuel que plusieurs décrient pourtant comme étant inéquitable.

Le Conseil supérieur de l'éducation avait même déclaré dans un rapport en 2016 que l'école québécoise était la plus inégalitaire du Canada.

Interrogé à savoir s'il reconnaissait que le Québec avait un système «à trois vitesses», M. Drainville a répondu qu'il n'avait pas été nommé ministre pour «affaiblir qui que ce soit».

«Donc, il n'est pas question de diminuer le financement aux écoles privées», a-t-il tranché, alors qu'à l'extérieur, c'est précisément ce que la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) lui demandait de faire. 

En ce jour de rentrée parlementaire, des enseignants syndiqués de la FAE s'étaient déplacés à Québec dans le but de manifester pour une vision «juste, égalitaire, accessible et inclusive» de l'école publique.

M. Drainville a déclaré en mêlée de presse vouloir augmenter l'offre de programmes particuliers, comme le sport-études, par exemple. Ces programmes particuliers coûtent souvent des milliers de dollars aux parents. 

«Des projets particuliers dans les écoles publiques, c'est très bon. Ça favorise la motivation scolaire, la réussite scolaire, donc je souhaite, moi, davantage de projets particuliers dans les écoles publiques», a affirmé le ministre.

Il reconnaît toutefois que les «écoles publiques du régulier ont besoin d'appui» et se donne comme mission d'en faire plus pour elles.

«Les enseignants de ces écoles-là ont besoin d'aide. Donc, mon travail, c'est d'essayer de trouver des solutions pour les aider malgré la pénurie de main-d'oeuvre», a-t-il dit. 

Selon une récente étude de l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS), près d'un élève sur deux déserte les classes du secondaire régulier public.

Ils sont 44 % à délaisser les classes ordinaires, qui se retrouvent alors avec une concentration d'élèves en difficulté ou plus vulnérables.

Ce sont justement les plus vulnérables qui bénéficieraient le plus des programmes particuliers ou de l'émulation des élèves plus performants au sein de la classe, selon l'auteure de l'étude, Anne Plourde.

Caroline Plante, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


L'IA force les enseignants du cégep à modifier leurs méthodes d’évaluation
Publié le 4 juin 2026

L'IA force les enseignants du cégep à modifier leurs méthodes d’évaluation

Alors que des recherches montrent une dépendance croissante des étudiants de l’enseignement supérieur à l'égard de l'intelligence artificielle (IA) pour effectuer leurs travaux, ce qui accroît le risque de plagiat, une nouvelle étude indique que 74 % des enseignants de cégep du Québec ont modifié leurs méthodes d'évaluation des acquis ...

Des élèves de l'école Saint-François prennent la parole auprès des élus
Publié le 28 mai 2026

Des élèves de l'école Saint-François prennent la parole auprès des élus

Des élèves de 4e année de l’école Saint-François ont eu la chance de partager leur expérience en tant que jeunes piétons en présence de responsables de la Ville de Laval, notamment de M. Vasilios Karidogiannis, élu chargé des dossiers de mobilité active. Cette marche exploratoire a été organisée dans le cadre de la formation Ça ...

Francisation: le ministre Roberge assure que l'offre de cours s'est stabilisée
Publié le 10 avril 2026

Francisation: le ministre Roberge assure que l'offre de cours s'est stabilisée

Après des fermetures de classes de francisation qui ont fait les manchettes, le ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, affirme que l'offre de cours s'est stabilisée. Une situation attribuable à l’augmentation des services dans l'ensemble des régions du Québec, mais également en raison de la baisse de l’immigration. « En date ...