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L’administration Demers suspend deux décisions de ses prédécesseurs

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24 février 2014
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Par Ghislain Plourde
LAVAL - 

L’administration du maire de Laval, Marc Demers, proroge deux décisions prises par ses prédécesseurs. Ainsi, la prime de départ de l’ex-président-directeur général (PDG) de Laval Technopole, Pierre Desroches, est retenue et la Ville donne le feu vert à une enquête administrative sur les décisions municipales prises dans le projet immobilier Le Commodore.

Ces deux mesures ont été annoncées par l’administration lavalloise, lundi matin. Dans le cas de l’ex-PDG de Laval Technopole, il semble que dans la dernière convention d’emploi transmise à la Ville de Laval, au début de l’année 2013, le conseil d’administration de Laval Technopole ou le président de celui-ci n’ait pas avalisé les conditions de travail de Pierre Desroches, ce qui serait contraire aux règlements de l’organisme, prétend la Ville de Laval.

Le nouveau président du C.A. de Laval Technopole, David De Cotis, s’est muni d’un avis juridique qui analyse les procédures qui ont mené à la conclusion de la convention d’emploi.

Le document sera soumis à la prochaine réunion du C.A. du bras économique de Laval. Cette rencontre, qui aura lieu le 27 mars prochain, marquera l’arrivée de quatre nouveaux administrateurs au sein du C.A. de Laval Technopole nommé par l’administration Demers en décembre dernier.

Il a été impossible de savoir quelle firme externe avait été mandatée pour produire l’opinion juridique. En date de lundi matin 24 février, Pierre Desroches ne s’était pas manifesté, de quelque façon que ce soit, auprès des autorités municipales.

La prime de départ que doit toucher l’ex-PDG de Laval Technopole, 393 000 $, représente douze semaines de salaire par année de services.

Gel des opérations au Commodore

D’autre part, la Ville a confié à Sirco Solution le mandat d’amorcer une enquête administrative sur des décisions prises par l’ancien comité exécutif dirigé par Gilles Vaillancourt dans le projet immobilier Le Commodore dans Pont-Viau.

Des faits portés à l’attention de l’administration Demers laissent croire que l’ancien exécutif de la Ville aurait multiplié les requêtes afin d’apporter des modifications au programme particulier d’urbanisme (PPU) pour y inclure le terrain où le projet immobilier Le Commodore doit s’établir.

L’équipe du maire Demers appuie, aussi, sa décision sur les révélations de Jean Roberge, l’ex-directeur général adjoint à la Ville de Laval, à la commission Charbonneau. Il avait soutenu que le projet Le Commodore avait fait l’objet d’interventions incessantes de l’ancien maire Gilles Vaillancourt auprès des fonctionnaires municipaux.

«Ces allégations sont graves. Nous voulons faire la lumière là-dessus. Dans l’intervalle, le comité exécutif a décidé de suspendre l’étude de tout Plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) relatif à ce dossier», a laissé savoir le maire Marc Demers qui a précisé attendre les résultats de cette enquête d’ici deux à trois mois.

S’il s’avère, qu’à la lumière de l’examen approfondi, tout a été fait dans les règles de l’art, le processus administratif reprendra son cours normal.

Invité à commenter les actions de l’ancien comité exécutif dans cette affaire, duquel il était membre, Benoit Fradet, ancien élu du district Renaud, a été bref. «Nous autres on a tout le temps géré la Ville de la meilleure façon possible. Si l’administration actuelle veut remettre en question des décisions et enquêter, qu’elle le fasse. Je fais confiance aux élus en place et je leur souhaite bonne chance.»

L’enquête administrative ne vise que le projet Le Commodore et ne concerne pas les projets voisins L’Envol et le 222 Lévesque.

Des citoyens heureux

Le mouvement d’opposition au projet de tours et de condos sur les abords de la rivière des Prairies, Pas de tours dans ma cour, se dit satisfait de la démarche annoncée.

«On est content, mais on sait qu’il ne s’agit que d’une première étape. On a hâte de connaître les conclusions de l’enquête. Par contre, sur le terrain on va demeurer très vigilant. On continue de rêver et de militer pour que ces berges-là appartiennent à tous et pas seulement à ceux qui peuvent se payer de beaux condos», déclare Graciela Mateo membre du groupe d’opposants.

Ariel Roberge, de son côté, soutient que le combat est loin d’être terminé. «C’est une belle victoire pour nous, mais en ce qui nous concerne il y a d’autres projets immobiliers dans le secteur qui soulèvent des questions. On va poursuivre notre travail.»

 

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