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21 juillet 2019 - 11:30

Parti Laval – Équipe Michel Trottier

Les jeunes lavallois oubliés, dénonce le président de la CJPL

Par Salle des nouvelles

À la suite du rejet de la proposition du Parti Laval – Équipe Michel Trottier d’offrir le transport en commun gratuit aux étudiants de 17 à 25 ans, Tommy Vallée, président de la Communauté jeunesse de ce même parti, accuse l’administration Demers de gouverner à contresens de la volonté citoyenne et d’ignorer la volonté des plus jeunes générations.

Selon celui-ci, l’équipe du maire, lorsqu’il est temps de discuter avec leurs opposants, « a une approche moralisatrice, voire négative envers celles et ceux avec qui ils sont en désaccord. » 

Aveuglement et partisannerie 

La proposition du conseiller de Fabreville, Claude Larochelle, voulant que le transport collectif soit offert gratuitement aux étudiants postsecondaire de 17 à 25 ans, a été rejetée lors du conseil municipal du 9 juillet. Considérant le dépôt d’une pétition ayant recueillie plus de 300 signatures, la tenue d’un sondage du Courrier Laval auprès de 994 répondants où 77 % des répondants se sont dits en faveur de cette proposition, ainsi que l’appui de plusieurs jeunes qui se sont prononcé au conseil, M. Vallée voit dans la réponse du maire, un aveuglement partisan refusant catégoriquement de céder ce qu’il pourrait considérer comme une « victoire » à l’opposition officielle. 

Durant la période de questions des citoyens, le président de la communauté jeunesse en a profité pour interpeller le maire à ce sujet :

« Comptez-vous, M. le maire, répondre à votre devoir de vous assurer que tous aient accès au transport collectif à la hauteur de leur capacité financière en vous rangeant derrière cette proposition. »

Considérant les avantages de cette proposition tels que la réduction des GES et de la congestion routière, Tommy Vallée considère que les coûts de cette mesure sont plus que raisonnables et que la Ville a les moyens de les assumer. 

Parmi les jeunes venus manifester leur appui à la proposition, Louis-Patrick Geoffroy a d’abord souligné la situation financière précaire des étudiants travaillant au salaire minimum à temps partiel comme argument. Ensuite, une seconde intervenante, Marie-Ève Roy, a soulevé l’aspect environnemental :

« Selon le plan de mobilité durable de la Ville de Laval, on vise de réduire de 50 % par habitant le taux de gaz à effets de serre d’ici 2031, qui sont principalement liés aux déplacements individuels.» 

Malgré une multiplication croissante des appuis à la proposition de transport en commun gratuit, cette dernière fût rejetée sans même être discutée.

« C’est désolant ! L’administration Demers préfère faire fi de la volonté citoyenne et demeurer dans la partisannerie, relayant ses responsabilités au gouvernement du Québec. Nous aurions préféré qu’il y ait au moins une réelle discussion permettant aux élus de se faire une idée claire plutôt que de clore le débat avant même qu’il n’est réellement commencé », a expliqué M. Vallée. 

Une génération oubliée 

Le rejet d’une telle offre pour les jeunes étudiants lavallois a été mal reçu par la Communauté jeunesse du Parti Laval, qui soutient que les jeunes sont encore une fois les grands oubliés de la Ville, étant trop souvent devenus une donnée négligée pour l’administration en place. La Communauté jeunesse voyait en la proposition du transport en commun gratuit, un incitatif pour les jeunes d’utiliser le transport en commun pour leurs déplacements quotidiens. On peut penser qu’une telle mesure se serait traduite en une baisse de l’exil des jeunes vers la métropole.

Le président de la CJPL a d’ailleurs ouvert sa question en soulignant la négligence à l’égard de sa génération : « Malheureusement, je crains qu’en l’absence de revendications claires et formelles, l’administration Demers ne continue d’ignorer les besoins des plus jeunes générations... C’est pourquoi je suis ici afin de porter la voix de nombreux étudiants lavallois et de vous expliquer ce pour quoi il est plus que nécessaire que cette proposition soit appuyée, discutée et finalement adoptée. » 

« Lors du conseil du 9 juillet, l’administration Demers a raté sa chance de répondre à un manque flagrant. Celui concernant l’offre de services aux plus jeunes générations. Ce dont elle peut être certaine, c’est que les jeunes s’en souviendront lors des élections de 2021», a souligné Tommy Vallée. 

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