Les compagnies d’aérospatiale en mode séduction
Prévoyant l’ouverture de plusieurs postes dans les prochaines années, des dizaines de compagnies œuvrant dans le domaine de l’aérospatiale sont en mode séduction auprès des jeunes de Laval et les Laurentides.
«On commence à voir une tendance que oui, il va peut-être manquer de jeunes dans les prochaines années», a confié Stéphane Desjardins, directeur des ressources humaines chez ABIPA, entreprise lavalloise spécialisée en en soude de composantes utilisées en aérospatiale.
M. Desjardins est loin d’être le seul directeur de compagnie aérospatiale inquiété par une diminution du nombre de jeunes qui s’inscrivent dans des formations professionnelles dans le domaine.
Ainsi, plusieurs des 38 entreprises installées à Laval, aux Laurentides et à Argenteuil ont participé à la 7e édition de la Campagne de valorisation des carrières en aérospatiale, qui s’est tenue pendant deux jours à l’Institut de formation en aérospatiale (IFA) sur l’île Jésus.
Selon les données du Comité sectoriel de main-d’œuvre en aérospatiale (CAMAQ), le nombre de postes disponibles dans la région de Laval et des Laurentides, plaques tournantes de l’industrie au Québec, devra augmenter de façon importante.
Présentement, il y a 750 emplois à combler dans la région des Basses-Laurentides, chiffre qui devra augmenter d’au moins 5 % au cours des deux prochaines années, selon un rapport de l’organisme.
«Il y a toujours des besoins dans l’industrie, explique Nathalie Paré, directrice générale du CAMAQ. On sait que les jeunes ici iront en parler à [plusieurs autres personnes], donc on sait que le rayonnement sera beaucoup plus large que les 120 jeunes présents.»
Des jeunes intéressés
Lors de la journée de découverte, les jeunes ont pu rencontrer des délégués de plusieurs entreprises d’envergure de l’industrie, tels que Bombardier et Messier-Bugatti-Dowty. De plus, certains ont amorcé leur apprentissage en participant à un atelier sur le rivetage.
En fin de journée, certains élèves disaient avoir trouvé leur vocation, tandis que d’autres en ont appris un peu plus sur ce qu’ils n’aimaient pas.
«J’aime ça à date. C’est un travail très manuel et c’est vraiment le fun», dit Alexis Beaudry, étudiant du collège Mont-de-La Salle.
«Je voulais venir ici pour savoir c’était comment [le travail en aérospatiale], d’avoir un peu plus d’expérience et donc voir si j’aime ça, explique Sharifa Ashoori, également étudiante au Mont-de-La Salle. À date, c’est correct, mais ce n’est pas ce que je pensais.»
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