Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Hausse du salaire minimum : un manque à gagner de 4$/h pour vivre décemment

durée 06h00
1 mai 2015
ici

commentaires

ici

likes

imprimante

COMMUNIQUÉ

Alors que le salaire minimum sera augmenté à 10,55$/h aujourd'hui le 1er mai, l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS) a calculé quel serait le véritable salaire viable, celui qui permettrait à un ménage de vivre décemment et d'améliorer sa situation.

Quand on parle de travail au salaire minimum, on pense principalement à des étudiant.e.s ayant un emploi à temps partiel pour payer leurs études et leurs dépenses courantes. La réalité est tout autre.  « Cette force de travail est majoritairement constituée de femmes. De plus, ce sont des gens ayant en majorité plus de 25 ans et la plupart possédant un diplôme d'études postsecondaires. Ces personnes dépendent clairement du salaire minimum pour vivre. Malheureusement, avec 10,55$/heure, ce n'est pas possible. L'IRIS a calculé que le salaire minimum devrait augmenter de 4$/h pour que celui-ci permette aux gens de se sortir du cercle vicieux de l'endettement et de combler leurs besoins de base », constate Minh Nguyen, chercheur à l'IRIS et auteur de la note socio-économique.

« Il est clair que le salaire minimum n'est pas basé sur la réalité et les besoins réels des ménages, mais plutôt sur des décisions gouvernementales arbitraires. C'est pour cette raison que l'IRIS a décidé d'utiliser un autre indicateur, le salaire viable, appelé « living wage » en anglais. Celui-ci calcule combien, dans une localité donnée, une personne travaillant à temps plein doit gagner de l'heure pour vivre, et non pas seulement survivre, tout en ayant la chance de se dégager une marge de manœuvre pour améliorer sa situation. Ces calculs démontrent que le salaire viable serait de 14,25$ de l'heure à Montréal et 14,45$ à Québec pour une famille de quatre personnes. Nous sommes bien loin du 10,55$ annoncé », indique Minh Nguyen.

Contrairement à l'actuel salaire minimum, le salaire viable calcule non seulement le coût des besoins primaires tels que le logement ou la nourriture, mais également combien il faut pour se sortir de l'exclusion sociale. « Cela peut passer entre autres par le transport, qui assure la mobilité, mais également des moyens de communication et l'éducation. Le salaire viable donne en fait la chance aux travailleurs et travailleuses de faire des choix, ce qui n'est pas le cas en ce moment », affirme le chercheur.

Quel est le salaire viable? Calcul pour Montréal et Québec en 2015 est disponible gratuitement sur : www.iris-recherche.qc.ca.

SOURCE Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS)

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 10h00

Hausse des proches aidants en emploi: quel est le rôle des employeurs?

Dans les prochaines années, de plus en plus de proches aidants seront en emploi au Québec. Or, on apprend dans un sondage Léger publié mardi qu'une personne proche aidante sur trois évite de révéler sa situation au travail, dont la moitié par crainte de jugement ou de perte d'opportunités. Comment les employeurs peuvent-ils mieux soutenir leurs ...

Publié hier à 18h00

L’inflation grimpe à 2,4 % en décembre en raison du rebond lié au congé de taxes

La fin de l’exonération fiscale temporaire accordée par le gouvernement fédéral un an plus tôt a fait grimper l’inflation annuelle, qui a atteint 2,4 % en décembre, selon Statistique Canada. Un sondage réalisé auprès d’économistes avant la publication des données lundi prévoyait que l’inflation annuelle resterait stable à 2,2 %. Statistique ...

Publié le 16 janvier 2026

Projet de loi amendé: un pas dans la bonne direction, disent les centrales syndicales

Sans tambour ni trompette, le projet de loi sur la transparence et la gouvernance des syndicats a été amendé, juste avant l'ajournement des Fêtes. Et les centrales syndicales y voient un pas dans la bonne direction. Ce projet de loi du ministre du Travail, Jean Boulet, comporte deux aspects principaux: celui des cotisations syndicales ...