Sur trois ans
Le syndicat des agents de bord de WestJet lève le voile sur l'entente de principe
Par La Presse Canadienne
Une journée de grève a permis aux agents de bord de WestJet d'obtenir une augmentation salariale de plus de 18 % sur trois ans, ainsi qu'une nouvelle rémunération pour des tâches que l'entreprise ne prenait généralement pas en charge.
Ces conditions ont été présentées sur un nouveau site web lancé par le Syndicat canadien de la fonction publique, qui détaille les droits obtenus pour ses 4400 membres à l’issue d’une série de négociations houleuses avec la compagnie aérienne établie à Calgary.
Les négociations ont conduit les agents de bord à se mettre en grève tôt dimanche matin, en plein milieu d’une longue fin de semaine. La compagnie aérienne et le syndicat sont parvenus à une entente de principe tôt lundi, et les opérations de WestJet sont progressivement revenues à la normale.
Les membres du personnel de cabine doivent se prononcer sur l'entente de principe au cours des prochaines semaines.
Si elle est approuvée, la convention accordera aux salariés une augmentation salariale de 13 % en octobre prochain, suivie d’une hausse de 2,75 % en janvier et d’une augmentation de 2,5 % début 2028.
Le personnel bénéficiera d’une plus grande flexibilité pour échanger ses horaires et de plus de temps pour se reposer lors des escales.
Les indemnités de repas et de remplacement des uniformes augmenteront également; un compte de dépenses de santé annuel de 300 $ sera proposé; une compensation sera versée lorsque les chambres d’hôtel ne seront pas prêtes et des jours de congé seront accordés à l’occasion d'événements de vie.
Pour les employées enceintes, le complément de congé maternité sera prolongé jusqu’à 17 semaines après l’accouchement et les accommodations pour l’allaitement passeront de 18 à 24 mois.
Les salariés ayant 25 ans d’ancienneté au sein de l’entreprise bénéficieront également d’une cinquième semaine de congés.
Ces avancées sont le fruit de négociations collectives qui ont débuté en janvier. Les augmentations salariales et les préoccupations relatives à la rémunération des tâches au sol étaient au cœur des discussions.
Le syndicat se plaint depuis longtemps du fait qu’une grande partie du travail effectué par ses membres lorsqu’ils ne sont pas en vol n’est pas rémunérée. WestJet a toutefois fait valoir qu'elles sont rémunérées via un système d’«heures de crédit» plutôt que par un taux horaire.
La pression s’est intensifiée pour que WestJet rémunère mieux ses employés après que les agents de bord d’Air Canada ont obtenu une rémunération pour le travail au sol qui atteindra 70 % de leur taux horaire pour l’heure précédant le décollage.
WestJet assure plus de 600 vols par jour et transporte parfois plus de 70 000 passagers certains jours.
La Presse Canadienne
