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Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, serait sur le point de démissionner

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4 novembre 2012
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Par Agence QMI

Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, annoncerait sa démission ce mardi ou mercredi, selon ce qu’a appris TVA Nouvelles.

«Selon ce que TVA Nouvelles a appris, sa famille serait très affectée par les allégations qui pèsent contre lui et cela l’aurait incité à prendre la décision de se retirer, a indiqué l’analyste politique Jean Lapierre à TVA Nouvelles. M. Vaillancourt voudrait aussi mettre toutes ses énergies à tenter de défendre sa réputation.»

Déjà, la succession serait prête selon M. Lapierre. Le vice-président du comité exécutif, Basil Angelopoulos, remplacerait M. Vaillancourt jusqu’aux prochaines élections.»

En effet, le successeur de Vaillancourt sera choisi par le conseil municipal, plutôt que par les électeurs, comme le prévoit la Loi des cités et villes lorsque survient une vacance dans les 12 mois précédant les élections municipales.

Le maire Vaillancourt avait quitté temporairement ses fonctions le 24 octobre, invoquant des raisons de santé, après que des enquêteurs de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) et de la Sûreté du Québec (SQ) eurent perquisitionné l’hôtel de ville et deux de ses propriétés le mois dernier.

Depuis le début des perquisitions de l’UPAC à Laval, M. Vaillancourt s'est fait avare de commentaires, même s'il est visé personnellement par l'enquête.

Le lendemain de la première perquisition du 4 octobre, le maire s'était adressé aux médias dans une brève déclaration de deux minutes, refusant de répondre aux questions par la suite. Il a plutôt envoyé son attachée de presse, Johanne Bournival, en pâture aux journalistes.

Dix jours plus tard, le 15 octobre, au lieu de venir répliquer lui-même aux allégations de Lino Zambito, qui avait déclaré devant la commission Charbonneau que le maire Vaillancourt recevait un montant de 2,5 % sur les contrats octroyés par la Ville à un groupe restreint d'entrepreneurs au début des années 2000.

Le maire avait une fois de plus envoyé sa porte-parole pour nier en bloc.

La dernière perquisition a eu lieu le 24 octobre alors que les policiers de la SQ se sont rendus dans deux institutions financières de Laval, où le maire Vaillancourt posséderait des coffrets de sécurité.

La Ville de Laval a obtenu le statut de participant à la commission Charbonneau le 25 octobre dernier.

Gilles Vaillancourt a été élu maire de Laval pour la première fois en 1989. Il a remporté par la suite quatre élections consécutives. Au total, il aura été 23 ans durant à la tête de la troisième plus importante municipalité québécoise en termes de population.

L’opposition lavalloise se réjouit

Robert Bordeleau, chef du Parti au service du citoyen a applaudi la décision du maire.

«C'est sa meilleure décision à jour, on va se diriger vers l'élection du 3 novembre 2013», a-t-il dit.

Emilio Migliozzi, du Mouvemement lavallois a aussi accueilli cette nouvelle positivement, ajoutant que ce n'était pas une décision étonnante.

«On s'attendait à ça, c'est certain que les allégations contre lui étaient puissantes et je pense que c'est l'une des raisons pour lesquelles il a vraiment pris le temps de réfléchir, a-t-il dit. Sa démission prouve que c'est sérieux.»

Les deux hommes ont déploré le choix du maire de démissionner après le 3 novembre. Comme il reste moins d’un an avant les élections municipales, un conseiller municipal sera choisi par ses paires pour siéger à titre de maire d’ici le scrutin.

Peu de réactions à Québec

«Il n’y aura pas de commentaires de Mme Marois d’ici à ce qu’il y ait une annonce officielle ce la démission de M. Vaillancourt», a indiqué l’attachée de presse de Pauline Marois, Marie Barette.

Même son de cloche du côté du ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, et de la ministre responsable de la région de Laval, Nicole Léger.

 La nouvelle a toutefois été accueillie positivement du côté de la Coalition avenir Québec.

«Si ça se confirme, c'est une très bonne nouvelle pour les citoyens de Laval et le monde municipal en général», a affirmé Guillaume Simard-Leduc, attaché de presse aile parlementaire de la CAQ.

M. Leduc a tenu à rappeler au passage que François Legault a été le premier chef de parti politique à Québec à réclamer publiquement la démission de Gilles Vaillancourt.

 

 

 

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