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Un quatrième membre du PSC quitte le navire

LAVAL - 

Membre du Parti au service du citoyen depuis deux ans et candidate annoncée dans le district Concorde/Bois-de-Boulogne depuis le printemps dernier, Joana Laurin a affirmé ce matin qu’elle quittait le parti pour adhérer à une autre formation.

Il s’agit du troisième candidat et quatrième membre en tout à claquer la porte du PSC depuis le mois d’août puisque la secrétaire-trésorière de la formation politique a aussi quitté son poste.

Mme Laurin soutient que le PSC s’est tourné en ridicule lors de la séance du conseil municipal du 3 septembre, la poussant à démissionner dès le lendemain matin.

Réflexion de longue date

«J’avais remis une lettre démission au début du mois d’août, mais la création d’un comité jeunesse m’avait fait revenir sur sa décision», explique la jeune femme de 27 ans.

Elle a aussi repensé sa décision après avoir reçu une lettre de la part du parti qui indiquait qu’elle devrait rembourser les dépenses engagées à sa candidature. «Ça a pesé dans la balance, mais, au final, mes convictions l’ont emporté», précise Mme Laurin.

Elle a décidé d'adhérer au parti Option Laval, créé par la conseillère municipale Claire Lebel, qui est toujours en attente d’approbation de la part du Directeur général des élections (DGE).

«Je me suis sentie écoutée dès notre première rencontre. Mme Lebel a un intérêt pour le communautaire, tout comme moi», explique la candidate démissionnaire.

Critiques à l’endroit du chef

«Ça fait des mois que plusieurs candidats et moi discutons de la prestance du chef et des changements qu’il faudrait qu'il s'opère. M. Bordeleau a un problème d’attitude, d’approche et de compassion lorsqu’il rencontre des citoyens. Nous avons demandé un changement d’attitude, mais on dirait que ces changements ont été entendus et non compris», soutient Mme Laurin.

En démissionnant le 22 août, Barek Kaddouri, le candidat annoncé pour le PSC dans Laval-des-Rapides, avait déclaré à L’Écho de Laval qu'il avait «été élevé dans les associations étudiantes, où il y avait des débats, des procédures, une structure et [qu'il] ne trouvais pas cela au PSC».

D’un ton calme, le chef du PSC, Robert Bordeleau, à qui L’Écho a annoncé la nouvelle, a continué de répéter la phrase qu’il mentionne à chaque démission. «On leur souhaite bonne chance. On verra s’ils seront meilleurs ailleurs.»

Concernant les reproches de Mme Laurin et de M. Kaddouri, M. Bordeleau indique qu’ils ont droit à leur opinion, mais que lui se considère à l’écoute de ses concitoyens et que sa plate-forme en est la preuve.

Il poursuit en indiquant qu’il est normal que des candidats quittent le parti pendant une campagne électorale surtout qu’aucune candidature n’a encore été officialisée par le DGE.

Le PSC n’est pas le seul parti à avoir connu des démissions depuis les derniers mois. Un des membres les plus visibles du Mouvement lavallois, Emilio Migliozzi, a quitté son parti en juin dernier pour joindre la formation Action Laval, dont le candidat à la mairie est Jean-Claude Gobé.

 

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