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«Une tempête dans un verre d’eau»

LAVAL - 

Marc Demers souhaite tirer un trait sur toute la question de son éligibilité à l’élection municipale. Il a rencontré les médias pour présenter un avis juridique préparé par le cabinet d’avocats Casavant Mercier, spécialisé en droit municipal, qui devrait mettre fin aux discussions à ce sujet, selon lui.

«Il ne fait aucun doute que je suis éligible au poste de maire, a lancé le candidat du Mouvement lavallois dès l’ouverture du point de presse. J’ai été absent de Laval pour une période de quelques mois, le temps de trouver une résidence adaptée aux besoins de mon épouse et moi après la vente de notre maison familiale.»

Rappelant qu’il a résidé à Laval de 1967 à 1983 puis de 1999 à 2013, qu’il a été membre des forces policières de Laval pendant 30 ans et qu’il a formé une entreprise dont le siège social est situé à Laval, M. Demers se considère comme étant Lavallois à part entière. Il a quitté de 1983 à 1999 pour protéger ses filles, qui avaient été menacées à l’époque où il était enquêteur aux crimes majeurs.

«Suis-je un étranger, s’est-il questionné à haute voix. S’il y a quelqu’un parmi les candidats qui connaît les enjeux lavallois, les besoins de la population et les rouages de la Ville, c’est moi. C’est ce que demande l’esprit de la loi.»

Questionné au sujet de l’achat précipité de sa nouvelle demeure sur l’île Jésus et de ceux qui l’accusent de ne pas être présent à son adresse lavalloise, M. Demers prétend que ce sont des faussetés.

«La maison a été achetée en janvier, avant même que ma candidature soit confirmée. Nous l’avons rénovée et nous l’habitons, vous pouvez le demander à tous nos voisins», a affirmé l’ex-policier.

Respect de l’article 61

Me Joël Mercier a tenu à résumer l’opinion juridique qu’il a émise au chef du Mouvement lavallois.

«Le très grand nombre d’années de résidence de M. Demers sur le territoire lavallois vient répondre à l’article 61, qui vise à empêcher un candidat-surprise qui n’a pas d’attache dans la Ville où il se présente de se porter candidat», explique-t-il.

L’article demande si le candidat a résidé dans la Municipalité, ou non, de façon continue, ou non, depuis au moins douze mois le 1er septembre de l’année de l’élection.

«La période de départ du douze mois n’est pas mentionnée dans l’article, et si le législateur a utilisé les termes «continue ou non continue», c’est qu’il a reconnu que des circonstances peuvent emmener à quitter sa résidence habituelle pour diverses raisons.»

Me Mercier s’est basé sur plusieurs précédents juridiques pour appuyer son propos.

«Il ne fait aucun doute que M. Demers respecte l’article 61 de la loi et qu’il respecte l’intention du législateur.»

Une coalition qui tombe à plat

Les quatre partis adverses du Mouvement lavallois avaient, à plus d’une reprise, questionné la légalité de la candidature de Marc Demers à la mairie.

Un candidat d’un de ces partis avait même approché les trois autres afin de former une coalition pour dénoncer en bloc l’éligibilité de l’ex-policier.

«C’est une manœuvre désespérée, commente M. Demers. On devrait parler d’idées, de projets d’avenir, plutôt que de se lancer de la boue les uns aux autres. C’est un signe que le Mouvement lavallois est le parti qui se démarque le plus jusqu’à maintenant dans la campagne.»

 

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