Claire Le Bel craint pour sa sécurité
La chef d’Option Laval (OL), Claire Le Bel, est inquiète et craint pour sa sécurité depuis sa rencontre du 13 août dernier avec l’ex-maire Gilles Vaillancourt.
C’est ce que la conseillère municipale et candidate à la mairie a déclaré lors du point de presse où elle a fait la lumière sur l'offre de financement de sa campagne par l'ancien maire de Laval, Gilles Vaillancourt.
La politicienne a demandé une protection policière qu’elle a obtenue. Elle se dit troublée par l’agression dont a été victime son directeur de campagne, Reny Gagnon, la nuit dernière, quelques heures après la diffusion d’un reportage révélant l’entretien qu’elle a eu avec l’ancien premier magistrat lavallois. Elle a évoqué une étrange coïncidence.
La Sûreté du Québec (SQ) a confirmé que le responsable de campagne de Claire Le Bel a bien porté plainte pour un évènement survenu près de l’intersection des autoroutes 40 et 25 à Montréal.
Détails
Claire Le Bel a affirmé que Gilles Vaillancourt avait été très «insistant» lors de cette rencontre, qui aurait duré environ 50 minutes, le 13 août dernier.
Trois personnes, dont son directeur de campagne et son directeur de campagne adjoint, ont reçu l’ancien maire. «Par précaution, nous avons décidé d’enregistrer la conversation afin de nous protéger [...] J’ai rencontré les membres de la commission Charbonneau, une semaine plus tard. On m’a dit que c’était non prioritaire, le dossier Laval ayant déjà été couvert. L’enregistrement a été remis aux enquêteurs de l’Escouade Marteau», a-t-elle précisé.
La chef d’OL justifie le délai de près de deux mois entre la rencontre avec l’ex-maire et son dévoilement public par le fait que l’Escouade Marteau lui a confirmé, la semaine dernière, qu’il ne ferait pas enquête rapidement sur cette affaire.
«Après tout ce qui est arrivé à notre ville, il ne fait aucun doute que les Lavallois ont le droit de savoir que Gilles Vaillancourt tente de s’immiscer dans la présente campagne électorale», a souligné Claire LeBel.
La candidate s’est également interrogée sur les autres partis politiques et a incité les autres candidats et élus à sortir du mutisme, ainsi qu’à dénoncer les menaces, les tentatives d’intimidation et les offres malhonnêtes qui leur sont faites.
«A-t-il rencontré d’autres formations politiques à Laval ? Pourquoi voulait-il financer mon parti ? Avec l’argent de qui ? D’où vient cet argent ? Est-ce que d’autres candidats ont reçu et/ou accepté son offre ? Les questions se posent et les Lavallois ont le droit d’obtenir des réponses.»
Sortie électoraliste?
La chef d’OL se défend d’avoir posé un geste électoraliste. «Je n’ai pas grand-chose à répondre là-dessus. Il n’y a pas de bons ou de mauvais moments pour le dire. Si j’avais pu me passer de ce genre d’informations, je m’en serais passé», a-t-elle répondu à <I>L’Écho de Laval<I>.
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