Gobé s’attaque à Demers
Le chef d’Action Laval, Jean-Claude Gobé, soutient que le chef du Mouvement lavallois a fait «des pressions indues» auprès de la première ministre et du ministre des Affaires municipales pour faire modifier la loi électorale en sa faveur.
M. Gobé a repris où il l’avait laissé la veille à la fin du débat organisé par la Chambre de commerce et d’industrie de Laval en point de presse à son local électoral.
En point de presse, jeudi matin, il a dénoncé le fait que le chef du Mouvement lavallois (ML) aurait tenté de faire changer la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités à son avantage pour rendre légitime sa candidature à la mairie. Selon M. Gobé, il aurait demandé au ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, et à la première ministre, Pauline Marois, de modifier la loi électorale en sa faveur. Toujours selon le chef d’Action Laval (AL), cette demande qui a reçu une fin de non-recevoir a créé des tensions internes au Parti québécois.
Brandissant le mémoire déposé en commission parlementaire par le ML en avril dernier, alors qu’on révisait les dispositions sur le financement électoral.
«Si M. Demers est si certain de la légitimité de sa candidature, pourquoi a-t-il tenté de faire changer la loi», s’interroge le chef d’AL.
«Nous avons proposé cette modification parmi plusieurs parce qu’on révisait la loi à ce moment. Nous voulions aussi que la loi encore plus claire pour éviter toutes les attaques que nous subissons à ce sujet», plaide le chef du ML, Marc Demers.
Ancien membre de l’exécutif du ML et maintenant candidat pour AL, Emillio Migliozzi qui a milité au côté de M. Demers avoue qu’il était mal à l’aise avec la stratégie adoptée pour défendre la candidature de M. Demers et que cela fait partie des raisons qui l’ont poussé à quitter la formation.
«Pour moi, c’est du réchauffé. J’ai déposé ma candidature il y a une vingtaine de jours et j’ai aussi déposé des avis juridiques qui soutiennent que je suis en droit de me présenter. Je me question sur les motivations qui les pousse à décrier ma candidature maintenant et pourquoi ils ne l'ont pas fait avant?» questionne M. Demers.
M. Gobé répond que c'est parce qu’il est tanné de voir M. Demers «se draper dans la virginité» alors que les démarches qu’il a faites tendent à démontrer qu’il «sait qu’il n’est pas légitime».
M. Demers voit ici une stratégie de ses adversaires pour avoir de l’attention médiatique. Il lance même une question à ses adversaires. Sachant que les Lavallois voteront en toute connaissance de cause le 3 novembre prochain, ses adversaires respecteront-ils le choix de la population s’il est élu?
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