Le député d’Alfred-Pellan soutient les Franco-Ontariens
Le député d’Alfred-Pellan, Angelo Iacono, déplore que le gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford sabre dans les services offerts à la minorité francophone en Ontario.
Les récentes coupes annoncées par le premier ministre ontarien Doug Ford ont créé moult remous dans l’univers parlementaire à Ottawa. Les compressions drastiques dans les services aux communautés franco-ontariennes ont soulevé l’ire des parlementaires libéraux, comme celle des francophones à travers le pays. Annulation du projet d’université francophone, abolition du Commissariat aux services en français et retrait d’une subvention de 2,9 millions au théâtre francophone La Nouvelle Scène sont autant de gifles infligées coup sur coup à la communauté.
« Notre pays est un pays bilingue et le soutien des minorités linguistiques est essentiel. S’il nous apparaît indispensable que les anglophones du Québec puissent avoir leurs propres institutions anglophones (écoles, universités, hôpitaux), la cohérence nous impose de soutenir aussi les minorités francophones hors-Québec », a déclaré le député d’Alfred-Pellan, Angelo Iacono.
Devant la rebuffade, la riposte des Franco-Ontariens s’organise. Les députés libéraux sont solidaires du mouvement. Le 19 novembre dernier, une motion a été déposée pour que la Chambre des communes reconnaisse l’importance la communauté franco-ontarienne au sein de la francophonie canadienne.
Dénonçant également la décision du gouvernement ontarien d’éliminer le projet de l’Université de l’Ontario français et le Commissariat aux services en français, la motion devait être soutenue à l’unanimité pour être adoptée. Des voix d’opposition se sont cependant fait entendre sur les bancs des conservateurs, bloquant ainsi la motion.
« Il est décevant de voir que les députés conservateurs francophones n’étaient pas capables de passer outre la partisannerie politique pour soutenir la langue française et protéger les droits des minorités », s’est exclamé Angelo Iacono.
De toutes parts, les libéraux s’allient. La ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, a déclaré en Chambre : « Il y a des millions de francophones et des millions de francophiles qui vont se battre avec notre gouvernement et tous les partis qui sont d’accord avec le fait de défendre les Franco-Ontariens. » Elle a ensuite exhorté le chef conservateur Andrew Scheer à parler à son « patron Doug Ford » et à faire en sorte qu’il revienne sur sa décision.
Dans la foulée, la ministre Joly a annoncé la relance du Programme de contestation judiciaire (PCJ) qui fournit de l’aide financière à ceux qui désirent déposer une requête devant les tribunaux pour des questions en matière de langues officielles ou de la personne.
Aboli par le gouvernement Harper en 2006, le programme revit maintenant sous les libéraux avec une portée élargie, pour mieux refléter la jurisprudence au Canada. Sans s’avancer sur la date exacte à laquelle les fonds seront disponibles, la ministre Joly souligne que le PCJ représente « un outil de plus qui sera à la disposition des communautés franco-ontariennes pour se défendre devant les tribunaux ».
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