L’opposition officielle réagit
Demandes au gouvernement du Québec : « Marc Demers n’en a que pour son centre-ville ! »
La guerre interne continue à la mairie de Laval. Le chef de l'opposition Michel Trottier déplore le fait que « Marc Demers formule des demandes complètement déconnectées des besoins des Lavallois », dans sa réaction aux demandes de financement de Marc Demers par rapport au Complexe aquatique et à la Grande bibliothèque.
Et il ne mâche pas ses mots : « Pour le maire, c’est tout au centre-ville, rien pour les quartiers qui sont complètement délaissés.» Le maire de Laval continuerait, à en croire le chef de l'opposition, de naviguer à contre-courant et de vouloir investir dans les mégaprojets concentrés au centre-ville.
L'automobile n'est plus la solution
Une orientation d’une autre époque d’après Michel Trottier qui croit que la multiplication des grands projets se fait au détriment des quartiers et de l’environnement : « L’administration Demers est figée dans le passé. En 2020, les Lavallois souhaitent une ville à échelle humaine, une ville où il est possible d’avoir accès aux bibliothèques municipales, aux piscines intérieures et à l’essentiel des services à pieds, en vélo, en autobus ou à proximité en auto. »
En concentrant tous ses projets au centre-ville, le maire Demers enverrait le mauvais message aux Lavallois : « Quand on prend connaissance des demandes de Marc Demers, c’est plus qu’évident que l’automobile est encore et toujours le moyen de transport à préconiser pour se déplacer sur l’île », regrette le conseiller de Marc-Aurèle-Fortin.
À cela, le conseiller de Fabreville et représentant de l’Opposition officielle, Claude Larochelle, ne manque pas d’ajouter que la demande de financement pour le projet de complexe aquatique est même gênante pour l’administration en place : « Depuis le début de ce projet, nous pointons du doigt les lacunes de gestion. Ce n’est pas après l’annonce en grande pompe et maintenant que les fondations sont coulées et que rien ne va plus qu’il faut demander de l’aide à Québec, c’est le genre de démarche qu’une administration sérieuse fait en amont d’un projet ! »
Transport collectif : "aucun progrès en 5 ans"
L’enquête origine-destination 2018 menée par l’ARTM récemment apprend que l’utilisation du transport collectif à Laval a stagné au cours des cinq dernières années. Or, il semble que le maire Demers n’a pas cru bon profiter de la rencontre avec le ministre Girard pour formuler des demandes concrètes afin de bonifier l’offre de service actuelle.
Une occasion manquée selon Michel Trottier: « La dépendance à l’automobile des Lavallois et des Lavalloises doit être renversée. Pour y arriver, il va falloir des investissements majeurs dans le transport collectif ! Qu’attend le maire Demers pour proposer des projets novateurs ? À quand les SRB ou le réseau de tramway à Laval ? C’est simple, si nous ne demandons rien, nous n’aurons rien », critique le chef de l’Opposition. « La création d’un centre d’excellence en transport collectif à Laval est une idée intéressante, mais Laval a avant tout besoin d’améliorer rapidement son réseau de transport en commun », a-t-il conclu.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Échec des négociations: droits de douane de 50% et riposte équivalente du Canada
Une dernière tentative pour parvenir à un nouvel accord commercial avant l'échéance fixée à minuit en matière de droits de douane a échoué vendredi, le premier ministre Mark Carney ayant suspendu les négociations avec les États-Unis et rappelé ses négociateurs à Ottawa. Cette décision a entraîné l'entrée en vigueur, à 00h01, de ...
LIRE LA SUITE
Charles Milliard veut aider les entreprises québécoises à faire affaire avec l'État
À quelques jours du déclenchement de la campagne, les promesses électorales se poursuivent. Le chef libéral, Charles Milliard, propose de faire de «l'État un client plus simple, plus rapide et plus fiable» pour les entreprises québécoises. «Faire affaire avec le gouvernement ne devrait pas être un test d'endurance bureaucratique. Il faut ...
LIRE LA SUITE
Un gouvernement du Parti québécois abolirait Santé Québec s'il est élu
Un gouvernement du Parti québécois (PQ) abolirait Santé Québec afin d'investir davantage dans les soins directs à la population. Le PQ veut utiliser les sommes économisées pour renforcer la première ligne et l'accès aux soins via les CLSC, ainsi que diminuer les listes d'attente en chirurgie. En conférence de presse devant l'hôpital ...
LIRE LA SUITE