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PANDÉMIE- COVID-19

L’immunité naturelle, une solution pour éviter une deuxième vague cet automne

En déconsignant de façon graduelle, les gens les moins à risques face à la maladie pourront développer des anticorps naturels qui les protégeraient face à une nouvelle transmission de cette maladie.
Photo: Marie-Claude PilonEn déconsignant de façon graduelle, les gens les moins à risques face à la maladie pourront développer des anticorps naturels qui les protégeraient face à une nouvelle transmission de cette maladie.
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Au cours de son point de presse de ce jeudi 23 avril, le premier ministre François Legault a tenu à expliquer aux citoyens de la province, l’immunité naturelle. Celle-ci pourrait, selon lui, éviter une seconde vague à l’automne qui s’avèrerait aussi sinon plus puissante que celle des dernières semaines. 

Avec un virus très puissant, comme la COVID-19, le facteur de multiplication se situe entre 2 et 4. « Si cet indicateur est de 2, cela signifie qu’une personne en contamine 2. Ces deux-là transmettent la maladie à quatre autres personnes qui vont aussi la refiler à 16 personnes et on perd vite le contrôle. Tandis qu’une personne qui a eu le virus développe une immunité naturelle. Donc si 50 % de la population a cette barrière naturelle, cela signifie qu’une personne infectée va seulement le transmettre à une autre personne. On diminue donc de beaucoup la propagation », a imagé le premier ministre. 

Taux d’immunisation actuel de moins de 10 % 

Pour le moment, le taux d’immunisation de la population du Québec est faible en raison du confinement. « C’est pour cela qu’on parle de rouvrir les écoles et les entreprises graduellement afin d’immuniser une certaine partie de la population car on ne peut pas demander à tout le monde de rester confiné pendant la prochaine année soit jusqu’à l’arrivée d’un vaccin », a ajouté M. Legault. 

En déconsignant de façon graduelle, les gens les moins à risques face à la maladie pourront développer des anticorps naturels. « Si on ne le fait pas, ce sera pire à l’automne car la saison de la grippe saisonnière sera aussi à nos portes. La vague que l’on connaîtrait alors pourrait bien être pire que celle que nous avons eu dans les dernières semaines. Ce n’est pas une question de prendre les enfants comme cobayes, mais bien de s’assurer de ne pas perdre le contrôle en milieu hospitalier et de faire face à un nombre trop élevés de cas pour la capacité du réseau », concluait-il. 

Rappelons que la semaine prochaine, le gouvernement Legaut publiera un plan, de plusieurs semaines, visant à déconfiner les écoles et entreprises graduellement. Rien ne réouvrira la semaine prochaine a clarifié le premier ministre. Son gouvernement ne fera que déposer l’échéancier prévu. 

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