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9 juillet 2020 - 08:50 | Mis à jour : 09:25

Analyse de la gestion municipale

Le rapport 2019 de Laval pointe un manque de stratégie

Par Salle des nouvelles

La vérificatrice générale de Laval, Véronique Boily, a présenté hier, au conseil municipal, son rapport annuel 2019 dans lequel elle dresse un portrait de performance en demi-teinte.

Le rôle de la vérificatrice est de poser un regard objectif et indépendant sur la performance de la Ville, ainsi que sur la fiabilité des états financiers et la conformité aux lois et règlements de la Ville et des entités de son champ de compétences.

« Ce quatrième rapport, (...) est l’occasion pour la Ville d’explorer les causes profondes de ces problématiques et de développer des solutions qui permettraient de prévenir ces situations dans le futur, et surtout d’être plus proactive dans l’amélioration de certaines facettes clés de sa gestion. », a déclaré Véronique Boily.

Des lacunes de planification

La vérificatrice générale a observé des lacunes en matière de planification stratégique des transactions immobilières et de planification opérationnelle à l’égard de gestion des cours d’eau et d’entretien des ouvrages de gestion des eaux pluviales, ainsi que de l’entretien préventif des composantes des immeubles. Pour ces trois sujets, les analyses des coûts étaient également déficientes.

De même, l’insuffisance de données sur les actifs de la Ville a été constatée en matière de gestion des cours d’eau et d’entretien des ouvrages de gestion des eaux pluviales, d’entretien des composantes des immeubles et de sécurité de l’information.

Le rôle des services municipaux dans le flou

Le manque de clarté dans la définition des rôles et responsabilités des services municipaux est une autre problématique décelée dans trois audits menés en 2019. Cette lacune entraîne diverses conséquences, par exemple des demandes d’intervention des citoyens en matière de gestion des cours d’eau sont fréquemment réacheminées d’un service à un autre.

Finalement, elle a constaté que l’information fournie aux décideurs n’est pas toujours suffisante, tant en matière de transactions immobilières, qu’à l’égard des objectifs et des engagements de la Ville en matière de gestion de cours d’eau et d’entretien des ouvrages de gestion des eaux pluviales.

Quatre ans pour se conformer

L’approche vise à s’assurer que la Ville met en œuvre des plans d’action de façon à donner suite aux recommandations formulées par le Bureau du vérificateur général dans un délai maximal de quatre ans.

Le taux d’application des recommandations est de 73 % en 2019, comparativement à 91 % en 2018 et 86% en 2017.

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