Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Dépôt du projet de loi 2

Gaspillage d'énergie: Fitzgibbon veut que les Québécois modèrent leur consommation

Le ministre de l'Énergie, Pierre Fitzgibbon.
Photo: La Presse CanadienneLe ministre de l'Énergie, Pierre Fitzgibbon.
durée

Les Québécois ont pris l'habitude de consommer l'électricité sans compter. Mais cette belle insouciance envers le gaspillage de l'énergie sera bientôt révolue, si on se fie au gouvernement Legault, déterminé à inverser la tendance.

Le ministre de l'Énergie, Pierre Fitzgibbon, annonce l'ère de la «sobriété» en matière de consommation d'électricité.

En 2023, il promet de déposer un projet de loi «très costaud» visant à freiner l'appétit énergétique des Québécois et à revoir toute la base tarifaire d'Hydro-Québec, à compter d'avril 2025.

«Nous ne sommes pas sobres dans notre consommation», a commenté le super ministre, qui est aussi ministre de l'Économie, en point de presse, vendredi, en marge du dépôt du projet de loi 2, qui vise essentiellement à fixer un plafond de 3 % à l'augmentation des tarifs résidentiels d'Hydro-Québec, afin de lutter contre l'inflation.

M. Fitzgibbon en a profité pour élargir le débat et afficher ses couleurs sur le rapport des Québécois à leur consommation d'énergie dans les années à venir, en évaluant l'impact sur les choix gouvernementaux qui devront être faits en termes d'approvisionnement. 

Aucun scénario ne semble exclu pour atteindre l'objectif de «sobriété» nourri par M. Fitzgibbon, qui pourrait bien se laisser tenter par la «tarification dynamique».

Le modèle de tarification modulée selon la consommation et le moment de la journée doit être envisagé, a-t-il dit. Plus on consommera d'électricité, surtout en période de pointe, l'hiver, à l'heure du souper par exemple, et plus la facture d'Hydro-Québec risquerait d'augmenter. Utiliser en même temps la laveuse, la sécheuse, le lave-vaisselle et la cuisinière pourrait avoir son prix, surtout durant les longs mois d'hiver.

«Il faut le regarder. Absolument», a-t-il dit, en ajoutant que la «sobriété» serait aussi bienvenue au moment de s'approcher du thermostat pour déterminer la température désirée à l'intérieur de la maison.

«J'ai vécu en Chine et on arrivait le soir à la maison, c'était froid. Il fallait partir ça à la main», a-t-il relaté, admettant que la «sobriété» en ce domaine serait certainement une avenue «à considérer».

La «nouvelle réalité énergétique» devra allier le développement économique et la décarbonation de l'économie, a fait valoir le ministre.

Éole à la rescousse
Pour répondre à ses besoins futurs, avant même de songer à construire ou non de nouveaux barrages, le Québec devra accélérer le déploiement de «moyens additionnels», de nouvelles sources d'énergie renouvelable. L'accent sera mis sur le développement poussé de la filière éolienne.

«Sobriété: gestion de pointe. Éolien: au maximum», a résumé le ministre.

Le développement «massif» du réseau d'éoliennes pourrait se faire dans le Grand-Nord du Québec, peu peuplé et où ce serait socialement plus acceptable, «on devrait regarder ça sérieusement», selon lui. Il faudrait cependant tenir compte des coûts de la connexion d'un réseau situé à une grande distance des grands centres urbains.

«Si on met des éoliennes à Fermont, je pense qu'on est correct», a-t-il estimé, à propos de la ville située à 1232 km de Montréal, en ajoutant qu'au Québec «il y a du terrain en masse».

Connexion obligatoire
À la demande de la direction d'Hydro-Québec, le projet de loi 2 vise aussi à permettre à la société d'État d'abaisser le seuil d'obligation de desservir un client, qui passera de 50 mégawatts à 5 mégawatts, soit l'équivalent de la consommation d'un hôpital de 150 lits. 

En ces temps où les surplus sont plus rares qu'avant, Hydro-Québec cherche à réduire la pression pour la demande d'être branché à son réseau. Le ministre a dit que le Québec devait dorénavant se montrer «parcimonieux» sur ce plan. Les critères de «connexion obligatoire» restent à définir et seront inclus dans le projet de loi de 2023.

Hydro-Québec doit composer avec la multiplication de demandes de branchement et ne voulait plus être obligée d’accepter les demandes inférieures à 50 mégawatts provenant de commerces ou d'industries.

Jocelyne Richer, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Alerte: Trump «n'envisage pas de renouveler» l'Accord Canada-États-Unis-Mexique
Publié à 14h30

Alerte: Trump «n'envisage pas de renouveler» l'Accord Canada-États-Unis-Mexique

Le président américain Donald Trump réaffirme que l'économie américaine n'a besoin de rien du Canada et qu'il «n'envisage pas de renouveler» l'accord de libre-échange continental. Des journalistes ont demandé mercredi à M. Trump ce qu’il attendait d’Ottawa dans le cadre de la révision de l’accord de libre-échange entre le Canada, ...

Une conférence citoyenne sur l’immigration et l’intégration à Laval
Publié à 14h00

Une conférence citoyenne sur l’immigration et l’intégration à Laval

Le Parti Québécois de Laval a tenu, le dimanche 7 juin 2026, une conférence citoyenne sur le thème « Venez échanger sur l’immigration et l’intégration ». L’événement, organisé sous la présidence régionale de M. Norman Dansereau, a rassemblé près de 65 personnes venues échanger dans un climat respectueux, ouvert et constructif ...

Action Laval dénonce la décision du maire dans le dossier Fatima Aboubakr
Publié à 10h00

Action Laval dénonce la décision du maire dans le dossier Fatima Aboubakr

La conseillère municipale de Saint-François pour Action Laval, Isabelle Piché et Achille Cifelli, chef d’Action Laval, dénoncent la décision du maire et de son équipe de refuser de débattre le jour même d’une motion déposée à la séance du conseil municipal du 2 juin. Cette motion visait à réaffirmer l’attachement des ...