Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Politique provinciale

«Le nombre d'étudiants anglophones menace la survie du français», affirme Legault

durée 15h00
18 octobre 2023
ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Le Québec doit augmenter les frais de scolarité à l'université pour les étudiants des autres provinces, parce que la survie du français est menacée, s'est défendu mardi le premier ministre François Legault.

Son gouvernement fera passer de 8992 $ à près de 17 000 $ dès l'an prochain la facture annuelle pour les nouveaux étudiants canadiens. Il imposera un prix plancher de 20 000$ pour les étudiants internationaux.

Cette décision a été largement critiquée depuis quelques jours, non seulement par les universités anglophones et le milieu des affaires, mais par le gouvernement Trudeau à Ottawa et les partis d'opposition à Québec.

En point de presse à l'Assemblée nationale mardi, M. Legault s'est justifié en déclarant que «le nombre d'étudiants anglophones au Québec, ça menace la survie du français».

«D'avoir beaucoup d'étudiants étrangers anglophones au Québec, ça a des avantages, mais ça a aussi des désavantages quand on parle de la survie du français à long terme», a-t-il soutenu.

«Donc, on a pris une décision qui n'est pas facile mais qui était nécessaire», a-t-il ajouté. D'Ottawa, le ministre fédéral Pablo Rodriguez a exprimé son désaccord.

«Je ne pense pas que ce soit la meilleure décision, a-t-il dit. Pour moi, les universités, c'est comme une fenêtre sur le monde et là, j'ai l'impression qu'on ferme un peu une fenêtre.»

Le chef intérimaire du Parti libéral du Québec (PLQ), Marc Tanguay, a réitéré son opposition à la mesure, tandis que Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) ont affirmé qu'elle s'attaquait à un enjeu réel.

Ils ont toutefois apporté certains bémols. «La bonne solution, ce n'est pas d'augmenter les frais de scolarité», a affirmé le chef parlementaire de QS, Gabriel Nadeau-Dubois.

«Il y a d'autres solutions pour soutenir mieux le réseau postsecondaire francophone, et Québec solidaire va faire une proposition alternative dans les prochains jours», a-t-il ajouté.

De son côté, le député péquiste Pascal Bérubé a dit douter que la mesure renversera le déclin du français. «Pour moi, ce n'est pas une politique pour le français, ce n'est pas une mesure pour le français», a-t-il déclaré.

«C'est davantage de tenir compte du fait qu'un Québécois francophone qui irait étudier dans l'Ouest canadien n'a pas les mêmes avantages qu'à l'inverse. C'est une iniquité qui est corrigée, c'est comme ça qu'on le voit.»

Caroline Plante, La Presse Canadienne

commentairesCommentaires

0

Pour partager votre opinion vous devez être connecté.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


durée Hier 14h00

Virginie Dufour se démarque lors de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie

Virginie Dufour, députée de Mille-Îles, a représentée l’Assemblée nationale du Québec avec ses collègues Madwa-Nika Cadet (Bourassa-Sauvé) et Jennifer Maccarone (Westmount–Saint- Louis), lors la 49e session de l’assemblée des parlementaires de la Francophonie qui s’est tenue à Montréal du 5 au 9 juillet. L’APF regroupe 95 parlements ...

11 juillet 2024

Le Canada signe un «pacte de glace» avec la Finlande et les États-Unis

De hauts responsables des gouvernements canadien et américain affirment qu'un nouvel accord trilatéral avec la Finlande aidera les alliés à construire des brise-glaces pour protéger l'Arctique. Le «pacte de glace», comme on l’appelle, vise à renforcer les capacités de construction navale des trois pays afin de dissuader les ambitions russes et ...

10 juillet 2024

Loi 21: le juge Mahmud Jamal accepte la demande de Québec de se récuser

Le juge de la Cour suprême du Canada Mahmud Jamal a accepté de se récuser dans le dossier de la contestation judiciaire de la loi 21 sur la laïcité de l’État, comme le demandait le procureur général du Québec. Dans une lettre datée de mardi, rapportée d'abord dans les médias de Québecor, le juge Jamal soutient qu'il n'existe «aucun fondement ...