Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Elles demandent à Ottawa de se contenter de financer les soins et les services sans se mêler de leur organisation.  

Québec et les provinces rappellent à Ottawa de ne pas se mêler de soins de santé

durée 14h00
1 novembre 2023
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par La Presse Canadienne

Une motion adoptée mardi par l'Assemblée nationale du Québec rappelle poliment au gouvernement fédéral de se mêler de ses affaires en matière de soins et de services de santé, tout en lui redemandant de rehausser leur financement.

Soumise conjointement par le ministre de la Santé, Christian Dubé, et les porte-parole des oppositions, la motion «rappelle le déséquilibre important dans le financement du réseau de la santé», tout en insistant sur le fait qu'il s'agit d'un «champ de compétence exclusif du Québec» pour lequel la province «est en droit de demander une compensation sans condition pour tout nouveau programme fédéral».

Rappelons que le Québec est la seule province qui ne compte toujours pas d'entente de principe avec le gouvernement fédéral sur la bonification des transferts en santé. Le gouvernement de François Legault serait toujours en discussions avec Ottawa, mais on refuse catégoriquement d'accepter l'imposition de toute condition par le fédéral.

Par ailleurs, les provinces s'inquiéteraient de voir Ottawa chercher de nouvelles manières d'empiéter sur leur autonomie en santé. La motion adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale fait référence à une lettre cosignée par plusieurs ministres de la Santé et initiée par Christian Dubé. 

Ce dernier a récemment réussi à rallier huit de ses homologues pour cosigner une lettre demandant à Ottawa de cesser de s'ingérer dans leur champ de compétence.

La missive transmise au ministre fédéral Mark Holland porte la signature des ministres de la Santé du Québec, de l'Ontario, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve-et-Labrador, de la Saskatchewan, de l'Alberta, de la Colombie-Britannique et du Yukon.

Ce que reprochent les provinces au ministre Mark Holland, c'est le dépôt attendu d'une nouvelle lettre d'interprétation de la Loi canadienne sur la santé qui «ne contribue pas à appuyer les systèmes de santé publique, mais tente plutôt d'offrir une approche fédérale éloignée des réalités».

«Cette approche ne correspond pas aux priorités provinciales et territoriales et ne reflète pas les besoins et les réalités de nos résidents», peut-on lire dans la lettre dont La Presse Canadienne a obtenu copie.

Les ministres des provinces et territoires disent avoir besoin d'un «partenaire fédéral qui soutiendra financièrement les systèmes de santé» en respectant les particularités de chacun.

Autrement dit, ils demandent à Ottawa de se contenter de financer les soins et les services sans se mêler de leur organisation.  

Le contenu en santé de La Presse Canadienne obtient du financement grâce à un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est l’unique responsable des choix éditoriaux.

Ugo Giguère, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 16h00

PL-22 sur les municipalités: Poulin proposera un amendement pour réduire la paperasse

Le ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin, compte amender son projet de loi 22 afin de réduire davantage la bureaucratie dans les municipalités. M. Poulin a profité du congrès de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui se tenait à Québec jeudi, pour annoncer son intention d'abroger l'article 245.1 de la Loi sur ...

Publié à 14h00

Tarification de l'eau: le Québec est mûr pour une réflexion

Le Québec est mûr pour une réflexion sur l'utilisation de l'eau potable et sa tarification. C'est ce qu'a laissé entendre jeudi le ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin. En commission parlementaire, il a évoqué des exemples où le recours à des compteurs d'eau avait permis de réduire de façon importante la consommation d'eau, ce qui ...

Publié à 12h15

Biodiversité: la ministre Déry est sceptique sur l’objectif des 30 % en 2030

La nouvelle ministre de l’Environnement, Pascale Déry, doute qu’il soit possible de protéger 30 % du territoire québécois d'ici 2030, un engagement qui découle de la COP15 sur la biodiversité tenue à Montréal en 2022. Actuellement, le Québec protège environ 18 % de son territoire, soit 1% de plus qu’en 2020. «Est-ce réaliste» d’aller «chercher ...