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SAAQclic: un ex-vérificateur recommande de réduire les pouvoirs du patron des TI

SAAQclic: un ex-vérificateur recommande de réduire les pouvoirs du patron des TI
Photo: La Presse Canadienne, 2024
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Le responsable du projet SAAQclic avait trop de pouvoirs entre les mains pouvant être «incompatibles», estime l'ancien directeur de la vérification interne de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ).

Daniel Pelletier a complété mercredi son témoignage à la commission Gallant qui enquête sur les ratés du virage numérique de la SAAQ. Il a suggéré au commissaire Denis Gallant quelques pistes de solutions pour améliorer la gouvernance de la société d'État.

L'une de ses recommandations vise les nombreux pouvoirs relevant de la vice-présidence aux technologies de l'information (TI). Au moment où il occupait ce poste, Karl Malenfant a aussi eu sous sa responsabilité la direction des ressources humaines ainsi que celle des ressources matérielles et immobilières, après une réorganisation en 2020.

«Ça faisait une vice-présidence très, très lourde. Et de plus, il était responsable du bureau de projet CASA (comprenant SAAQclic). C'est beaucoup, beaucoup de responsabilités dans les mains d'une seule personne», a évoqué M. Pelletier.

Plusieurs des tâches regroupées sous ces rôles sont «incompatibles», a souligné M. Pelletier. Selon lui, la responsabilité d'un bureau de grands projets, comme celui pour le développement de la plateforme SAAQclic, «devrait être un peu éloignée» du vice-président aux TI, et «mettre une touche d'indépendance».

Le comptable à la retraite a aussi soumis une proposition concernant la nomination des membres sur le conseil d'administration. M. Pelletier a déploré le manque d'écoute et le sentiment d'hostilité de certains administrateurs à l'égard des auditeurs internes au cours du projet CASA.

«Au moment où on se parle, l'histoire nous donne raison. Pour parler en langage de baseball, on a une moyenne de 1000 au bâton, ce qui n'est pas rien. Pourquoi les administrateurs n'ont-ils pas écouté plus que ça? Pourquoi il fallait toujours se battre pour aller faire entendre ce qu'on avait à dire?», a-t-il affirmé.

M. Pelletier a témoigné ces derniers jours à la commission Gallant. Il a notamment révélé que son équipe de vérification avait levé plusieurs drapeaux rouges sur des lacunes, les échéanciers et les dépassements de coûts avant le lancement de SAAQclic en 2023.

Rappelons que la modernisation technologique de la SAAQ pourrait coûter minimalement plus de 1,1 milliard $ d'ici 2027, soit 500 millions $ de plus que prévu, selon le vérificateur général.

Frédéric Lacroix-Couture, La Presse Canadienne

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