Enquête criminelle
Crise au PLQ: le chef libéral Pablo Rodriguez assure qu'il est là pour rester
Bien que l'étau se resserre autour de lui, le chef libéral Pablo Rodriguez assure qu’il reste en poste et qu’il peut encore gagner les prochaines élections.
«J'ai été élu par les militants parce qu'ils savent que j'ai l'expérience pour battre la CAQ et battre le Parti québécois (...) Je ne vais nulle part», a-t-il affirmé en mêlée de presse, jeudi, en marge du caucus de son parti.
Mercredi, l’Unité permanente anticorruption (UPAC) a déclenché une «enquête criminelle» sur le Parti libéral du Québec (PLQ). La nouvelle a eu l’effet d’une bombe.
Plusieurs personnalités du PLQ se sont exprimées dans différents médias pour demander le départ du chef, ou du moins pour qu’il réfléchisse à son avenir.
«La situation dans laquelle le parti se trouve est extrêmement préoccupante. Je pense que M. Rodriguez, dans ce contexte, doit certainement se poser de bonnes questions», a affirmé l’ancien adversaire de Pablo Rodriguez à la chefferie, Karl Blackburn, à RDI mercredi.
M. Blackburn n’a d’ailleurs pas fermé la porte à remplacer Pablo Rodriguez s’il décidait de quitter.
«Il est clair que s’il y a six mois je pensais pouvoir devenir le chef du PLQ et le premier ministre du Québec, six mois plus tard, je le pense encore», a-t-il ajouté.
L’ancien ministre libéral Jean D’Amour a demandé à Pablo Rodriguez de démissionner pour le bien du parti.
«Je pense que le temps est venu pour lui de prouver son attachement au parti et malheureusement de quitter. Je ne fais pas ça de gaieté de cœur, sauf que moi je parle à des militants, je parle à des présidents d’association, puis ces gens-là sont un peu tannés, exaspérés de la situation», a-t-il affirmé en entrevue avec La Presse Canadienne mercredi.
Dans les dernières semaines, plusieurs nouvelles troublantes sont sorties dans les médias concernant la course à la chefferie de Pablo Rodriguez.
Au caucus, les mines des élus étaient basses. Le député libéral Enrico Ciccone a dit que ses électeurs commençaient à lui parler de la situation de son parti.
«On vit une situation qui n'est pas facile aujourd'hui. On est terriblement blessés. On travaille tellement fort pour nos gens dans nos comtés. Ce qu'on veut savoir, c'est toute la vérité», a-t-il soutenu.
«Ce sont des moments extrêmement difficiles. Chaque jour, on apprend des nouvelles. Je tiens à rappeler que je n'étais pas dans la course d'aucun candidat», a, pour sa part, affirmé le député libéral, Monsef Derraji.
Le chef parlementaire, André Fortin, a réaffirmé son appui envers Pablo Rodriguez. «Moi, j'ai pleinement confiance dans l'intégrité de M. Rodriguez. Les enquêtes sont là pour avoir tous les faits. Moi, je veux qu'on se rende au bout des faits.»
«Je suis capable d'aller à la guerre avec lui. Il n'y a rien de mal qui a été fait durant la campagne», a soutenu la députée Linda Caron.
Thomas Laberge, La Presse Canadienne
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