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Démission du premier ministre du Québec

François Legault aura été beaucoup plus qu'une étoile filante en politique

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14 janvier 2026
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Par La Presse Canadienne

Il se dira sans doute bien des choses sur François Legault dans les jours et les mois à venir, mais personne ne le qualifiera d’étoile filante.

Son passage aura en effet profondément marqué le paysage politique québécois, et ce, durant plusieurs années.

C’est Lucien Bouchard qui avait recruté le comptable et cofondateur d’Air Transat en 1998 pour le nommer ministre du Commerce, de la Science et de la Technologie, et ce, deux mois avant même qu’il ne soit élu une première fois comme député de Rousseau à l’élection générale d’octobre de la même année.

Il devait ensuite occuper les deux postes les plus importants au conseil des ministres, soit ministre de l’Éducation, puis ministre de la Santé et des Services sociaux dans les gouvernements successifs de Lucien Bouchard et de Bernard Landry, avant de se retrouver dans l’opposition en 2003.

Ce passage de l’autre côté de la chambre durera cinq ans avant qu’il ne démissionne comme député.

Au début de 2011, il publie avec l’homme d’affaires Charles Sirois le manifeste de la Coalition pour l’avenir du Québec et le parti portant ce nom verra le jour à la fin de la même année avec François Legault comme chef.

Sous cette nouvelle bannière de la CAQ, il sera élu une première fois dans la circonscription de l’Assomption en 2012, le Parti québécois formant alors un gouvernement minoritaire sous Pauline Marois. La CAQ réussit alors à faire élire 19 députés.

Le PQ sera battu deux ans plus tard par les libéraux de Philippe Couillard et l’élection de 2014 permettra à 22 députés caquistes de prendre place à l’Assemblée nationale.

En 2018, la CAQ réussit à défaire le duopole politique Parti québécois/Parti libéral pour la première fois depuis les années 1960, prenant le pouvoir avec 74 sièges sur 125, mais seulement 37 % des voix.

À l’issue de sa gestion de la pandémie, la CAQ récolte 90 sièges et 41 % du vote populaire lors de l’élection de 2022. François Legault est alors au sommet de sa popularité.

Son dernier mandat aura été marqué par la chute de cette popularité et une série de décisions impopulaires, chute manifeste dans les sondages montrant que la CAQ aurait du mal à maintenir même une minuscule poignée de sièges et que les trois quarts des Québécois avaient une opinion défavorable ou très défavorable du premier ministre Legault lui-même.

Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne

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