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Selon Progrès Laval

Collecte aux deux semaines : une fausse économie et un risque réel

Collecte aux deux semaines : une fausse économie et un risque réel
Photo: Archives Néomédia
durée

Le passage à une collecte des matières résiduelles aux deux semaines entraîne déjà des effets visibles sur le territoire. À l’approche de l’été, l’entreposage prolongé des déchets favorisera la prolifération bactérienne, la production de lixiviat (« jus de poubelle ») et l’augmentation de vermine, avec des impacts potentiels sur les sols, les eaux et la santé publique. Cette mesure dépasse donc l’enjeu environnemental et appelle une réévaluation rapide.

Depuis l’adoption du passage à une cueillette des matières résiduelles aux deux semaines,
l’impact se fait déjà ressentir sur le territoire. Plusieurs photos circulent et montrent des amas
de déchets au sol, des bacs de vidanges pleins à ras bord, et, dans certains quartiers, une ville qui prend des allures de bidonville. Tout cela, alors même que l’été tarde à s’installer et que les températures demeurent fraîches.

La problématique est pourtant prévisible. Avec l’arrivée de températures chaudes et humides,
on réunit les conditions idéales pour la prolifération des bactéries. La règle du FATTOM illustre
bien ce risque sanitaire : pour se développer, les bactéries et les agents pathogènes ont besoin de Food (nourriture), Acidity (acidité), Time (temps), Temperature (température), Oxygen (oxygène) et Moisture (humidité).

Avec les températures estivales, les poubelles auront le temps de macérer. Je vous assure que ce sera un défi majeur pour les autorités sanitaires. Malheureusement, l’idée de la cueillette aux deux semaines, dans le but d’économiser, est une erreur : le volume (ou le tonnage) d’une semaine sera simplement doublé au bout de deux semaines. Ce surplus de déchets et de bacs ne fera que ralentir les services des compagnies affectées au ramassage.

Une quantité aussi importante de déchets laissés dans les bacs, ou entreposés pendant une si longue période au chaud, déclenchera un processus de lixiviation, c’est-à-dire le lessivage de composants solubles et la libération de substances chimiques et biologiques dans un liquide.

Ce liquide, communément appelé « jus de poubelle », est particulièrement problématique. Ce liquide est extrêmement polluant et représente un danger pour les sols et les cours d’eau.

Compte tenu des quantités en cause et des manipulations lors du transbordement des bacs, les écoulements au sol et vers les égouts deviendront des sources de contamination à considérer sérieusement.

Sans compter la présence accrue de vermine et d’insectes. Depuis quelques jours, des
organismes de santé publique alertent sur l’arrivée et la propagation possibles du hantavirus, un virus pouvant être transmis par des rongeurs.

Gabriel Vellone
Parti Progrès Laval

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