La Parentèle souhaite verdir sa cour
Les employés et les bénévoles de l’organisme communautaire la Parentèle en ont assez de voir chaque jour leur cour gris béton et son garage délabré. Ils souhaitent réaliser un ambitieux projet de transformation pouvant profiter aux jeunes de Laval-des-Rapides et de Pont-Viau ainsi qu’à leurs familles. Mais pour ce faire, ils auront besoin d’un coup de pouce des Lavallois.
Quand les employés de la Parentèle regardent la cour extérieure de leur bâtiment, avenue Léo-Lacombe, ils imaginent un immense terrain multisports, une patinoire l’hiver, des modules de jeu, des tables à pique-nique, un espace vert de même qu’un stationnement bien délimité par une clôture.
Mais pour le moment, la réalité est tout autre. Le sol autour de l’édifice est entièrement fait de béton. Les jeunes qui s’amusent à l’extérieur doivent le faire entre les voitures stationnées et un gigantesque espace sablonneux. C’est sans compter l’immense garage délabré qui trône au fond de la cour.
«C’est un très grand espace qu’on perd en ce moment, note Maxime Savard, coordonnateur du volet 6-12 ans pour l’organisme. Un jour, on va arriver et le garage sera par terre. Il est en très mauvais état. Il y a des trous dans la toiture. On n’y entrepose presque plus rien.»
«On a fait vérifier notre bâtiment récemment et l’inspecteur municipal n’a même pas voulu entrer dans le garage, ajoute la directrice de la Parentèle, Karine Latour. Ça vous donne une idée.»
C’est tout un problème aux yeux des responsables de la Parentèle, un organisme qui, depuis 1989, offre du soutien aux familles de Laval-des-Rapides et de Pont-Viau qui ont des enfants de 12 ans et moins. Chaque année, l’organisme qui compte plus de 160 familles membres organise de nombreuses activités, comme des fêtes collectives, des camps de jour, de l’aide aux devoirs ou des ateliers de stimulations.
Depuis que la Parentèle a emménagé dans ses nouveaux locaux, en 2001, beaucoup de travail a été mis sur l’aménagement intérieur du bâtiment, notamment grâce à l’aide des partenaires et bénévoles. Mais l’extérieur laisse toujours à désirer.
Projet de rêve
Les employés de la Parentèle souhaitent maintenant remédier à ce problème. Idéalement, on voudrait démolir le garage et le transformer en immense espace de jeu. Un véritable carré de sable serait aménagé et des modules de jeux partageraient l’espace avec les arbres.
Le plan permettrait aussi de faire un bac à compost pour toute la communauté et de faire un nouveau stationnement, bien délimité par une clôture.
«Nous voulons faire un projet créatif, explique Karine Latour. On pense que c’est vraiment gagnant pour la communauté.»
Déjà, une petite partie du terrain a pu être aménagée cette année grâce à un partenaire financier. Un jardin collectif a construit d’un côté du bâtiment, ce qui permet de récolter plusieurs variétés de légumes.
«C’est de l’éducation populaire pour les enfants et les familles, juge William Johnson, intervenant à la Parentèle. Le jardinage permet de donner beaucoup plus d’autonomie alimentaire. Et avec ce qu’on envisage d’ajouter, on pense qu’on peut faire beaucoup plus, notamment en axant davantage sur le sport et la mise en forme.»
Question d’argent
Le hic, c’est évidemment l’argent. Pour réaliser un projet de cette envergure, la Parentèle a besoin d’une somme assez considérable, ce qui représente tout un défi pour un organisme communautaire.
«Les subventions que nous avons présentement nous permettent de maintenir l’organisme à flot, mais pas de faire des investissements majeurs», explique Karine Latour, qui juge que son projet de rêve coûtera assurément plus de 100 000 $.
Pour obtenir les fonds nécessaires, la Parentèle a choisi de participer à un concours mis sur pied par Aviva Assurance. Par l’entremise de son Fonds communautaire, l’assureur pourrait bien remettre jusqu’à 100 000 $ à l’organisme.
Mais pour ce faire, la Parentèle doit obtenir suffisamment de votes du public au cours de la troisième ronde de qualifications, qui se termine la semaine prochaine. Les Lavallois peuvent voter pour le projet de la Parentèle en visitant le site du Fonds communautaire Aviva.
Les projets ayant obtenu le plus de votes passeront en demi-finales.
«On essaie d’imaginer quel serait le potentiel de la Parentèle si on réussit à faire tout ça, explique William Johnson. On n’arrive même pas à imaginer à quel point ça peut changer quelque chose.»
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