Des citoyens dénoncent la violence faite aux enfants
Un petit groupe de citoyens s'est présenté au volet lavallois de la marche contre la violence faite aux enfants, qui se déroulait simultanément dans six villes du Québec, ce samedi.
Sous un ciel gris et dans des conditions de marche agréables, un groupe de 30 marcheurs a répondu à un appel lancé sur Facebook par Martin Vaillancourt, un citoyen lavallois qui supervisait l’organisation de la marche à Laval.
«Ça fait longtemps que je fais de la mobilisation en ligne afin que justice soit rendue et que cesse la violence faite aux enfants, explique celui qui réclame un nouveau procès pour le cardiologue Guy Turcotte. Je milite également pour qu’on cesse de dépeindre la violence faite aux enfants comme étant une problématique paternelle, alors que la violence n’a pas de sexe», explique Martin Vaillancourt, citant en exemple le triple infanticide de Sonia Blanchette, à Drummondville, en décembre dernier.
Parmi les marcheurs présents à Laval, mentionnons Huguette Archambault, qui a vécu un drame familial coûtant la vie à ses deux enfants en 1986, assassinés par son ex-mari, qui s’est suicidé par la suite. Partie de Saint-Jean-sur-Richelieu pour participer à la marche, Mme Archambault a préféré ne pas accorder d’entrevue.
Aussi la violence psychologique
Les marcheurs étaient venus offrir leur appui aux familles endeuillées qui vivent des épisodes de drames familiaux. On réclamait également un durcissement des lois criminelles, en plus de dénoncer toutes les formes de violence.
«Les blessures psychologiques peuvent faire mal pendant des années, raconte la participante Diane Lake, qui a elle-même été victime d’un épisode d’agression sexuelle alors qu’elle avait 12 ans. Ça m’a suivi pendant des années et je n’ai jamais pu mettre de côté ce souvenir lorsque j’ai élevé ma fille», confit-elle, en affirmant avoir toujours senti le besoin de la surprotéger des dangers.
Le candidat à la mairie de Laval, Robert Bordeleau, et la candidate du Parti Conservateur dans Marc-Aurèle-Fortin lors des élections de mai 2011, Johanne Théorêt, étaient aussi présents à la marche.
Rappelons que le 8 février dernier, le Parti Conservateur a déposé un projet de loi pour resserrer les règles qui encadrent la non-responsabilité criminelle et accorder plus d’attention aux victimes.
Les marcheurs ont suivi le quadrilatère formé par les boulevards de L’Avenir, Saint-Martin, Laval et du Souvenir, avec le Collège Montmorency comme point de départ et d’arrivée.
En plus de celle de Laval, des marches étaient organisées le samedi 2 mars à Montréal, Drummondville, Sherbrooke, Saint-Jérôme et Longueuil.
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