Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

DIRA-Laval questionne l’efficacité de la Ligne Aide Abus Aînés

durée 13h58
3 avril 2013
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Christopher Nardi

La cellule lavalloise de l’association Dépister, Informer, Référer, Accompagner (DIRA), organisme qui combat l’abus des aînés au Québec, met en doute l’efficacité de l’initiative gouvernementale Ligne Aide Abus Aînés (LAAA) suite à son rapport annuel.

Mise en place en octobre 2010, la LAAA rapporte avoir reçu plus de 10 350 appels au niveau provincial en deux ans et demi d’existence. Le mandat de la ligne est d’abord d’offrir un service d’écoute. Au besoin, une orientation peut être faite vers des ressources qui offrent une assistance directe aux aînés victimes d’abus.

Relevant du ministère de la Santé et des Services sociaux, la LAAA dispose d’un budget annuel de 807 000 $, ainsi que des employés disponibles sept jours sur sept.

En revanche, DIRA-Laval, organisme indépendant qui offre du support, des services de dépistage et un accompagnement des victimes jusqu’à résolution de leur cas, aurait traité, durant la même période, plus de 13 000 appels uniquement sur le territoire lavallois, selon des informations offertes par le président et fondateur de DIRA, Gilles Fournier.

Système gouvernemental inefficace

En contraste aux ressources de la LAAA, DIRA-Laval œuvre seulement cinq jours par semaine avec cinq employés rémunérés et plus d’une vingtaine de bénévoles. De plus, l’organisme reçoit entre 139 000 $ et 170 000 $ de subventions gouvernementales, environ le cinquième de ce que reçoit la LAAA.

Ainsi, M. Fournier remet maintenant en question  l’efficacité de la LAAA, qui réclame présentement une augmentation de fonds de la part du gouvernement.

«Quand les associations comme la Ligne Aide Abus Aînés se plaignent d’un manque d’argent, comment se fait-il qu’il existe d’autres systèmes, comme DIRA-Laval, qui sont tellement plus efficaces avec une fraction des fonds, a demandé le fondateur de l’organisme.

Quand on parle de maltraitance, et qu’à travers la province on ne reçoit que 10 000 appels, c’est parce qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas, a exprimé le fondateur de l’organisme. En plus, nous allons sur le terrain, nous réglons les cas. Regardez la formule DIRA, elle fonctionne!»

Selon les informations fournies par DIRA-Laval, ce sont 330 cas d’abus qui furent réglés en 2012. L’organisme compte en régler près de 450 en 2013, tout en accueillant un volume 30 % plus lourd d’appels.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 11h05

Réduction de service terminée à la Société de transport de Laval

La Société de transport de Laval rétablit son service régulier, jugeant disposer maintenant de suffisamment d'autobus en bon état. La société de transport avait dû suspendre une soixantaine de trajets, le 10 mars, à cause de retards importants dans l'entretien régulier d'autobus, dus à des problèmes d'approvisionnement en pièces et à la gestion ...

Publié à 9h00

Une Canadienne assurera le lien vocal de la mission lunaire Artemis

Jenni Gibbons a toujours été fascinée par les étoiles. Cette astronaute originaire de Calgary s'apprête à participer à la mission Artemis II de la NASA, qui enverra des humains sur la Lune pour la première fois depuis plus de 50 ans. Jenni Gibbons est l'astronaute de réserve du Canadien Jeremy Hansen, qui a été sélectionné comme spécialiste de ...

Publié le 27 mars 2026

La situation se dégrade dans les ressources intermédiaires de Laval

La députée de Chicoutimi et porte-parole du Parti Québécois en matière d’Aînés, Marie-Karlynn Laflamme, a questionné le gouvernement sur les négociations avec l’Association des ressources intermédiaires du Québec, qui sont actuellement au point mort, alors que l’entente est échue depuis près d’un an. « La ministre a elle-même reconnu que les ...