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DIRA-Laval questionne l’efficacité de la Ligne Aide Abus Aînés

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3 avril 2013
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Par Christopher Nardi

La cellule lavalloise de l’association Dépister, Informer, Référer, Accompagner (DIRA), organisme qui combat l’abus des aînés au Québec, met en doute l’efficacité de l’initiative gouvernementale Ligne Aide Abus Aînés (LAAA) suite à son rapport annuel.

Mise en place en octobre 2010, la LAAA rapporte avoir reçu plus de 10 350 appels au niveau provincial en deux ans et demi d’existence. Le mandat de la ligne est d’abord d’offrir un service d’écoute. Au besoin, une orientation peut être faite vers des ressources qui offrent une assistance directe aux aînés victimes d’abus.

Relevant du ministère de la Santé et des Services sociaux, la LAAA dispose d’un budget annuel de 807 000 $, ainsi que des employés disponibles sept jours sur sept.

En revanche, DIRA-Laval, organisme indépendant qui offre du support, des services de dépistage et un accompagnement des victimes jusqu’à résolution de leur cas, aurait traité, durant la même période, plus de 13 000 appels uniquement sur le territoire lavallois, selon des informations offertes par le président et fondateur de DIRA, Gilles Fournier.

Système gouvernemental inefficace

En contraste aux ressources de la LAAA, DIRA-Laval œuvre seulement cinq jours par semaine avec cinq employés rémunérés et plus d’une vingtaine de bénévoles. De plus, l’organisme reçoit entre 139 000 $ et 170 000 $ de subventions gouvernementales, environ le cinquième de ce que reçoit la LAAA.

Ainsi, M. Fournier remet maintenant en question  l’efficacité de la LAAA, qui réclame présentement une augmentation de fonds de la part du gouvernement.

«Quand les associations comme la Ligne Aide Abus Aînés se plaignent d’un manque d’argent, comment se fait-il qu’il existe d’autres systèmes, comme DIRA-Laval, qui sont tellement plus efficaces avec une fraction des fonds, a demandé le fondateur de l’organisme.

Quand on parle de maltraitance, et qu’à travers la province on ne reçoit que 10 000 appels, c’est parce qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas, a exprimé le fondateur de l’organisme. En plus, nous allons sur le terrain, nous réglons les cas. Regardez la formule DIRA, elle fonctionne!»

Selon les informations fournies par DIRA-Laval, ce sont 330 cas d’abus qui furent réglés en 2012. L’organisme compte en régler près de 450 en 2013, tout en accueillant un volume 30 % plus lourd d’appels.

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