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La Ville hésite à embarquer dans le projet

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23 avril 2013
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Par Claude-André Mayrand
LAVAL - 

La Ville de Laval est très hésitante à joindre le gouvernement du Québec et la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) dans l’acquisition des trois grandes îles de l’archipel Saint-François, a appris L’Écho de Laval d’une source bien au fait du dossier.

Le gouvernement du Québec privilégie l’acquisition à des fins de conservation des îles Saint-Pierre, Saint-Joseph et aux Vaches et tente de convaincre la Ville de Laval de joindre le projet.

Dans une déclaration commune confidentielle dont l’Écho a obtenu copie avant qu’elle soit remise à la Conférence régionale des élus (CRÉ), les six députés provinciaux lavallois, de même que les dirigeants d’Éco-Nature, du Conseil régional de l’environnement de Laval et de l’organisme Sauvons nos trois grandes îles, invitent la Ville de Laval à joindre le mouvement pour protéger les grandes îles et à s’engager dans leur acquisition.

Pour répondre aux exigences du gouvernement du Québec, la Ville de Laval doit contribuer à l’achat des trois grandes îles afin que le projet de création d’un parc riverain long de 42 km, mettant en valeur plusieurs éléments protégés des milieux naturels, incluant l’archipel Saint-François, puisse être mené à terme.

Le gouvernement Charest avait mis sur pied un programme d’aide financière pour les projets contribuant à la mise en place de la trame verte et bleue sur le territoire métropolitain. Ce programme a été reconduit par le gouvernement de Pauline Marois depuis son élection à la fin de l’été 2012.

Pas de plan B

La députée de Mille-Îles, Francine Charbonneau, explique que la Ville est en droit de refuser.

«Tout dépendamment de la vision de l’administration municipale, la Ville peut vouloir concentrer ses énergies sur d’autres dossiers et il faudra accepter cette décision.» 

Elle avoue qu’aucun plan B n’a été mis en place advenant un refus de la Ville de participer à l’acquisition des trois grandes îles.

«La possibilité première serait de renouveler la mise en réserve foncière des îles pour un autre deux ans, jusqu’en 2016, ce qui permettrait d’explorer d’autres avenues pour les préserver.»

Du côté de Sauvons nos trois grandes îles, la présidente, Huguette Larochelle, est un peu plus incisive dans son analyse d’un éventuel refus de Laval.

«Je crois qu’il s’agirait d’un manque d’opportunisme de la Ville de refuser de participer à ce projet, autant au niveau politique que financier, explique-t-elle. Seule une contribution de 33 % serait exigée et c’est une cause qui préoccupe une grande partie de la population», conclut-elle en parlant des 41 000 signataires d’une pétition destinée à sauver les îles.

Pas une priorité, mais pas écartée

Selon une personne impliquée dans ce dossier, la Ville priorise l’achat et la protection de petits lots afin de mettre l’emphase sur le développement urbain et en faire profiter un maximum de citoyens. On a toutefois informé l’Écho que l’idée de l’acquisition de l’archipel Saint-François n’est pas écartée pour autant.

La Ville de Laval n’a pas rappelé l’Écho pour commenter avant de mettre sous presse.

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