Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Les frais de refus des compteurs dans la mire des élus

durée 06h53
31 mai 2013
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Olivier Bourque\Agence QMI
LAVAL - 

Les élus québécois en ont contre les frais que doivent payer les consommateurs qui refusent le compteur intelligent. Une motion en ce sens déposée par Québec Solidaire a été adoptée à l’unanimité par tous les partis politiques mercredi à Québec.

 

Cette motion du député Amir Khadir précise que «l’Assemblée nationale demande à Hydro-Québec d’évaluer d’autres options afin de ne pas pénaliser financièrement ses clients qui ne veulent pas des compteurs intelligents».

À l’heure actuelle, les clients qui ne veulent pas de ces compteurs doivent payer 343 $ de frais supplémentaires la première année, ce qui inclut l’installation, et 206 $ les années suivantes. Ces frais de refus sont reliés à la prise manuelle du compteur par un releveur. À terme, Hydro-Québec veut éliminer ce type d’emplois.

Pour Québec Solidaire, il s’agit d’une demande abusive pour un projet que les Québécois n’ont jamais demandé.

«C’est beaucoup trop cher. Les gens du Québec n’ont jamais demandé d’avoir des compteurs intelligents. En fait, il n’y a personne qui a demandé cela. C’est une invention d’Hydro-Québec. On se pose même des questions sur les impacts sur la santé», a indiqué Françoise David, députée de Gouin.

Québec pourrait appliquer la motion

Cette motion est symbolique, mais selon un expert indépendant sur les questions énergétiques, Québec a un pouvoir d’appliquer cette motion.

«La Régie de l’énergie, en vertu de sa loi, ne peut recevoir des directives de l’Assemblée nationale. Mais la ministre des Ressources naturelles peut le faire. Tout ce que ça prend pour appliquer la volonté unanime de l’Assemblée, c’est que la ministre prépare une directive en ce sens, qu’elle soit soumise au conseil des ministres et qu’elle soit adoptée en décret ministériel», croit Jean-François Blain.

Pour l’instant, la ministre ne veut pas aller trop loin, mais elle a eu des communications avec Hydro-Québec sur la question des frais.

«Plusieurs citoyens restent préoccupés par ce dossier-là. Nous avons reçu plusieurs pétitions. J’ai déjà fait des demandes à Hydro-Québec afin qu’on évalue s’il y a de nouvelles technologies disponibles et de voir, si c’est possible, à ce qu’il y ait des solutions alternatives», a affirmé la ministre.

«Mais il est évident que ce dossier doit être approuvé par la Régie de l’énergie. Donc, s’il y a des nouvelles solutions, elles devraient être soumises à la Régie», affirme Mme Ouellet.

Pendant les audiences à la Régie de l’énergie, l’entreprise québécoise Varitron avait affirmé posséder la technologie permettant l’activation ou la désactivation à distance des fréquences (ce que ne peut pas faire la technologie actuelle), ce qui permettrait à Hydro-Québec de ne pas avoir à conserver ses postes de releveurs.

La Régie a décidé, tranche Hydro

En attendant, la société d’État affirme être sensible aux arguments des parlementaires mais ne bougera pas en vertu de la décision de la Régie.

«Le projet a reçu l’aval de la Régie de l’énergie. (…) Elle a jugé que c’était juste et équitable de demander ce type de frais aux clients qui désirent avoir un compteur non-communicant. Parce que sinon, l’ensemble des clients devrait payer la note pour ceux qui ne le veulent pas. On a appliqué le principe du demandeur-payeur», a indiqué Patrice Lavoie, porte-parole d’Hydro-Québec.

D’ailleurs, selon la société d’État, seulement 150 foyers se sont prévalus de ce droit de retrait et ont refusé le compteur sur 150 000 foyers où l’installation a été complétée.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 20 février 2026

Les IPS au sein d'un GMF pourront directement prendre des patients à leur charge

Elles le réclamaient depuis longtemps, les infirmières praticiennes spécialisées (IPS) qui œuvrent au sein d'un groupe de médecine de famille (GMF) pourront désormais inscrire directement des patients à leur nom. L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) accueille favorablement l'amendement au projet de loi 19, qui réécrit la ...

Publié le 20 février 2026

Des assurances collectives trop coûteuses pour des employés du secteur public

D'une même voix, sept organisations syndicales — représentant notamment des enseignantes, des travailleurs de la santé et des employés d'organismes gouvernementaux — demandent au gouvernement du Québec d'imposer un plafond aux honoraires que les pharmaciens facturent aux régimes privés. Elles affirment que plusieurs de leurs membres remettent en ...

Publié le 19 février 2026

Dons d'organes: Québec renonce à dissoudre Transplant Québec

Le gouvernement Legault renonce à dissoudre Transplant Québec afin de confier ses activités à Héma-Québec. La présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, a déposé mercredi une série d'amendements pour modifier son projet de loi 7 visant à réduire la bureaucratie et à accroître l'efficacité de l'État. Elle a expliqué en commission ...