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Le maire n’exclut aucun scénario

Aucune option n’est écartée dans le dossier des cotes d’inondations imposées à Laval. Pas même le report du décret, fixé au mois prochain, estime le maire Marc Demers.
Photo: Photo Alarie PhotosAucune option n’est écartée dans le dossier des cotes d’inondations imposées à Laval. Pas même le report du décret, fixé au mois prochain, estime le maire Marc Demers.
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LAVAL - 

Aucune option n’est écartée dans le dossier des cotes d’inondations de 2005 que Québec veut imposer à Laval. Pas même le report du décret, fixé au mois prochain, estime le maire de Laval, Marc Demers.

«Nous, on n’a pas le choix. Je vais sensibiliser Mme Léger (Nicole la ministre responsable de la région de Laval) et ensuite m’asseoir avec le ministre Sylvain Gaudreault et négocier. Je vais utiliser tout le pouvoir de persuasion possible pour protéger les citoyens de Laval», a-t-il confié à L’Écho de Laval tout en ajoutant ne pas vouloir négocier sur la place publique avec le gouvernement Marois.

Le premier magistrat de la troisième plus grande ville, policier de formation, précise qu’il est un habitué des pourparlers. «Une condition essentielle dans des discussions est de ne pas faire perdre la place à l’interlocuteur devant toi. On est de bonne foi, on a adopté les cotes, maintenant écoutez nos arguments», dit-il.

Tel que prévu, lundi soir, le conseil municipal de Laval a avalisé les nouvelles délimitations des zones inondables tout en sachant que celles-ci ne reflètent pas la réalité. La Ville a mandaté des experts pour effectuer de nouvelles études hydriques, plus sophistiquées, qui prouveront son point.

«Il faut prendre le temps nécessaire pour mener à bien toutes les expertises requises et ensuite soumettre un dossier solide au ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEP)», indique le maire Demers qui est persuadé d’obtenir gain de cause.

Ce mandat est achevé à 85%, présentement, et selon un communiqué émis par la Ville, le tracé de 2005 est «fortement imprécis et la très grande majorité des résidences actuellement touchées seront exclues des zones inondables au terme du processus de révision.»

La stratégie mise de l’avant par l’administration Demers ne fait pas l’unanimité. Le conseiller Paolo Galati, d’Action Laval (AL), a questionné la méthode employée doutant du pouvoir de négociation que détient le conseil municipal.

Le maire de Laval a répliqué qu’à son avis «c’était la meilleure façon de négocier, d’établir un lien de confiance avec le MDDEP. Il faut s’attaquer aux cotes de crues et non au libellé du décret.»

Une assemblée publique de consultation, sur ce dossier, aura lieu le 5 décembre prochain à 19 h 30.

 

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