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Trois étudiants ramènent un professeur à la vie

Autrefois un gardien de prison et membre des Forces armées Canadiennes ayant passé 6 mois en Iraq, Michel Rompré, maintenant professeur au collège Montmorency, se croyait en excellente santé. Le retour à la réalité fut difficile lorsque trois étudiants ont dû le ramener à la vie après un arrêt cardiaque.

Le 3 septembre dernier, le professeur au Département de langues modernes était au vestiaire du collège lorsqu’il a ressenti un malaise. Le collège étant doté d’une équipe de secouristes bénévoles (Momo <I>Band Aid</I>), celle-ci fut avertie de l’incident immédiatement.

C’est Alexandra Tardif-Morency qui est arrivée première sur la scène, bientôt suivie par ses collègues Nicolas Poirier et Julien Witty. En questionnant M. Rompré, ceux-ci ont rapidement constaté qu'il n’était pas victime d’un simple malaise passager.

Soudainement, son cœur s’est arrêté.

«J’avais demandé qu’on amène le défibrillateur externe automatisé (DEA) et quand il est arrivé, le professeur a demandé de se coucher alors on l’a étendu, explique Nicolas à L’Écho de Laval.

Pis là woop, il est parti et on a tout de suite commencé les compressions.»

Chaque seconde étant extrêmement précieuse lors d’un arrêt cardiaque, les trois jeunes ont tout de suite entamé d’importantes manœuvres de réanimation.

«Pendant que Nicolas compressait et que Julien installait le pocket mask, moi j’installais le DEA. Quand [la machine] s’est mise à dire "choc recommandé", on s’est tous tassés, Nicolas a appuyé le bouton et le coup est parti, continue Alexandra.

Dès qu’il a donné un signe de vie, on a arrêté les compressions et il m’a demandé "je suis revenu de loin, hein?". Oui, oui, de très loin en effet.»

«Euh, c’est parce que t’es mort, mon champion», conclut Nicolas en rigolant.

Un incident «inconcevable»

Pour M. Rompré, l’épisode était une confusion totale. Formé en réanimation cardio-respiratoire (RCR), il dit qu’il aurait dû déceler les premiers symptômes de son arrêt cardiaque, mais qu’il étant dans le déni.

«Je pensais que j’étais candidat à n’importe quoi, mais pas une crise cardiaque, a déclaré M. Rompré à L’Écho de Laval. Deux jours avant, je faisais 50 kilomètres de vélo le faisait avec un meilleur temps que la fois précédente. Je joue aussi au badminton quatre heures par semaine et au hockey une heure par semaine.

Donc quand c’est arrivé, je ne comprenais pas ce qui se passait, c’était inconcevable.»

RCR et DEA obligatoires

Afin de souligner les efforts importants des trois jeunes héros, la direction du collège Montmorency leur a remis des plaques commémorant leurs efforts lors d’une cérémonie chargée d’émotions.

La Fondation des maladies du cœur et de l’AVC ont profité de l’évènement pour remettre un deuxième DEA au collègue qui sera installé près des installations sportives du Collègue.

Selon les jeunes secouristes, il est primordial que tous les endroits publics soient équipés d’un nombre suffisant de DEA. De plus, ils encouragent les écoles à offrir un cours de RCR obligatoire à tous leurs élèves.

«Il y avait une fille à mon ancienne école qui est morte d’un arrêt cardiaque parce qu’il n’y avait pas de DEA ou autre équipement de secours, raconte Julien. On l’a vu en septembre, un DEA, ça sauve des vies.»

 

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