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En 10 questions avec Jean-François Robitaille

De gauche à droite : Le maire de Laval, Marc Demers, la ministre responsable de la région, Nicole Léget et Jean-François Robitaille lors de l'annonce de l'aide financière accordée au Club d'Aviron.
Photo: ALARIE PHOTOSDe gauche à droite : Le maire de Laval, Marc Demers, la ministre responsable de la région, Nicole Léget et Jean-François Robitaille lors de l'annonce de l'aide financière accordée au Club d'Aviron.
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Jean-François Robitaille est le président du Club d’aviron de Laval (CAL) qui vient d’obtenir une aide financière de 1,7 M$ du gouvernement. Sa passion du sport l’a amené à de nombreuses réalisations et cet investissement va lui ouvrir de nouvelles possibilités.

1- Quand avez-vous découvert l’aviron?

C’est la sixième année que je pratique l’aviron. J’ai commencé à 25 ans, ce qui est plutôt tard pour se mettre à un nouveau sport. Je me souviens être venu faire mon premier essai une journée d’octobre au club de Laval.

2- Comment vous est venue cette passion?

L’aviron était mon sport favori aux Jeux olympiques d’été et j’ai toujours voulu en faire, mais je n’habitais pas proche de l’eau. Puis après l’université, j’ai emménagé dans un condo qui était proche de deux clubs d’aviron : celui de Lachine et celui de Laval. J’avais déjà fait du bateau–dragon, mais je savais que c’était de l’aviron que je voulais faire.

3- Quelles sont vos plus belles victoires en aviron?

La première année, j’ai gagné la régate Head of the fish. Mais je ne suis pas le plus grand athlète! Ma plus belle participation reste, il y a deux ans, la course mythique de Boston, Head of the Charles. Tellement de gens voulaient y participer qu’il y a eu un tirage au sort. On n’a rien gagné, mais c’était un moment spécial.

4- Quels sont vos plus beaux souvenirs?

Mes plus beaux souvenirs sont les régates que j’ai organisées à Laval : le Challenge Paton et la Descente des Cageux. Ces régates ont des noms tirés de l’histoire. Le nom de Paton vient de l’île sur laquelle Hugh Paton avait érigé son «château» dans les années 1890. Quant au nom de la Descente des Cageux, il vient de ces hommes qui transportaient le bois sur la rivière en utilisant de grandes rames, on les surnommait alors les cageux.

5- Quel rôle jouez-vous au sein du CAL?

J’ai été administrateur pendant deux ans puis vice-président pendant deux ans. Depuis le mois d’avril, je suis président du club. Cela signifie que je dois établir la vision du club, aider à la gestion des installations et la stratégie marketing, mais aussi soutenir les athlètes. Le dossier qui a abouti à ce financement a représenté beaucoup de travail.

6- Comment le club est parvenu à obtenir ce financement?

J’ai été sur le C.A. depuis le début. On a d’abord eu des rencontres avec la Ville et les partenaires corporatifs. Ensuite, on a fait faire un plan d’affaires par un spécialiste. La demande au ministère a été faite il y a un an et demi.

7- Comment avez-vous appris que vous aviez obtenu le financement?

Trois jours avant la conférence de presse, on a reçu un appel de l’attaché de presse de la ministre Mme Léger. Il nous a dit qu’il y aurait une bonne nouvelle pour nous. On ne savait pas à quoi s’attendre et c’est le lendemain seulement qu’on a reçu une lettre du ministère qui nous annonçait qu’on avait la subvention.

8- Qu’est-ce qui va changer pour le club?

On va passer d’un modèle club de sport à un modèle entreprise. On va pouvoir offrir des services de qualité professionnelle. On va améliorer les infrastructures et ça va nous permettre de développer de nouveaux volets de notre clientèle.

9- Qui est la nouvelle clientèle que vous visez?

Ce sont les groupes scolaires et les adultes. On va faire de plus grands vestiaires et entreposer plus de matériels pour accueillir les élèves. On va aussi offrir du meilleur équipement et aller chercher monsieur et madame Tout-le-Monde. L’aviron est ouvert à tous, quelque soit la condition physique. On veut devenir une alternative à la salle de sport.

10- Combien de temps cela va prendre?

Ils ne vont pas nous faire un chèque de 1,7 M$. Il y a beaucoup de procédures à suivre et la prochaine étape pour le CAL est d’embaucher un professionnel pour la gestion du projet. On va aussi discuter avec la Ville de Laval qui est également un partenaire financier. Alors, c’est sûr que ce ne sera pas pour cet hiver, mais peut-être pour l’hiver prochain.

 

 

En rafale

Âge : 30 ans

Naissance : Saint-Bruno-de-Montarville

Résidence : Pointe-Claire

Loisirs : En dehors de l’aviron, il joue de la cornemuse, pratique le patin de vitesse, la course, le vélo et la voile. Il est également pilote d’avion.

 

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