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Les glaces recouvrent toujours les rivières

La ville de Laval se prépare a être inondé. La Sécurité civil se prépare à affronter une forte crue. Les riverains sont invité a aller chercher des sacs dans les casernes de pompier afin de les remplir de sable et d'ériger des barricades.

Laval étant une île, le printemps peut apporter son lot de soucis. Afin de démystifier la situation, <I>L’Écho de Laval<I> a fait une tournée des rivières avec les autorités chargées de surveiller l’état des rivières des Mille-Îles et des Prairies et constater l’état hors de l’ordinaire de la situation actuelle.

«C’est exceptionnel de voir les rivières aussi glacées à cette période-ci. L’hiver a été rigoureux et la glace était très épaisse, c’est ce qui peut expliquer la situation», précise le responsable des mesures d’urgence de la Ville de Laval, Marc-André Dugal.

La semaine dernière, la situation était bien loin d’être alarmante. Une bonne partie des rivières des Mille-Îles et des Prairies était encore recouverte de glace et la fonte graduelle de la glace ne laissait présager aucune problématique. Mais, la situation a changé drastiquement pendant la fin de semaine. Un avis de débâcle est toujours en vigueur, mais contrairement aux embâcles, une débâcle n’a pas à créer de sueur froide chez les riverains, selon M. Dugal, qui est chargé de la tournée quotidienne de surveillance des cours d’eau en collaboration avec la Sécurité civile.

Une surveillance rigoureuse

La tournée effectuée par L’Écho s’est entre autres arrêtée au bout de la rue Gandhi qui offre une vue surélevée sur la rivière des Prairies. L’arrêt à l’arrière du Club de curling de Laval-sur-le-Lac a permis d’observer que le lac des Deux-Montagnes, à l’embouchure des rivières des Mille-Îles et des Prairies, était encore bien gelé.

Du côté de Laval-Ouest, il a été possible de voir que la rivière de Mille-Îles semblait vouloir grimper sur la rue Riviera, une situation qui est loin d’être anormale pour cette période, selon M. Dugal.

Chaque de surveillance est choisi en fonction de positionnement stratégique.

Comme la crue printanière n’est pas encore commencée, M. Dugal met d’une à deux heures par jour pour faire la tournée des différents points d’observation.

«Ça dépend toujours des citoyens qui nous abordent. Certains se questionnent en voyant un camion des mesures d’urgence et nous les rassurons en expliquant ce que nous faisons. D’autres, souvent des riverains de longue date, nous font leur rapport d’observation, ce qui est apprécié. Des fois, on reçoit même des appels de résidents qui nous appellent quand ça fait deux jours que nous ne sommes pas passés dans leur rue», raconte M. Dugal.

Plus la crue s’accentuera et que le niveau des rivières augmentera, plus le temps de surveillance augmentera, comme à chaque printemps.

«En période critique, ça peut nous prendre une journée complète pour faire le tour de l’île», précise M. Dugal.

Comme à chaque printemps, les autorités ont le même souhait : que la fonte des glaces se fasse graduellement afin que les riverains puissent avoir le plus possible la tête tranquille.

 

La force de la nature

Bien que l’on surveille étroitement les cours d’eau, il est rare que l’on puisse vivre, en direct, la débâcle d’un cours d’eau. C’est pourtant ce qui est arrivé au responsable des mesures d’urgence de la Ville de Laval, Marc-André Dugal.

Cette rencontre avec dame Nature a eu lieu au printemps 2013 alors qu’il faisait sa tournée habituelle des cours d’eau.

Alors qu’il observait le lac des Deux-Montagnes, à l’embouchure des rivières des Prairies et des Mille-Îles, le phénomène s’est produit.

«J’ai reçu une alerte d’Hydro Météo sur mon téléphone qui mentionnait un avis de débâcle imminent pour le lac des Deux-Montagnes. Pendant que je lisais l’alerte, j’ai entendu un bruit impressionnant avant de voir des morceaux de glace dériver. J’ai compris que je venais de vivre la débâcle», raconte M. Dugal.

Ce dernier indique qu’il a eu une bonne idée, à ce moment-là, de ce que peut représenter la force de la nature.

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