APPA Paranormal : Chasser le naturel pour découvrir l’inexpliqué
Izabel Deschesneaux et Patrick Sabourin fondateurs de APPA Paranormal
L’organisme à but non lucratif (OBNL) APPA Paranormal, qui existe depuis 2006, tente de démystifier des phénomènes qui, pour le commun des mortels, peuvent paraître inexpliqués.
La société de Saint-François a été appelée à intervenir dans près de 200 cas depuis sa fondation. Sur les 180 enquêtes menées, l’équipe d’APPA Paranormal a déterminé qu’environ une quinzaine pouvaient s’expliquer par un phénomène paranormal.
Patrick Sabourin et Izabel Descheneaux, couple dans la vie, ont créé leur OBNL, après avoir témoin de phénomène étrange. Ils ont décidé de lancer leur projet pour tenter d’obtenir des réponses à leurs questions.
Intrigués et, surtout, passionnés par le sujet, ils ont réuni autour d’eux une équipe de gens aussi enflammés par la chose. L’OBNL compte, en ce moment, sur 13 personnes qui ont, toutes, des mandats différents.
«On a des enquêteurs, un historien, un recherchiste, une personne qui travaille en santé mentale, entre autres», dit l’un des cofondateurs de APPA Paranormal, Patrick Sabourin.
L’organisme lavallois n’est pas le seul à œuvrer dans l’explication du paranormal. «Il y a peut-être de 40 à 50 équipes sur le terrain. Par contre, plusieurs ne sont pas sérieuses ou encore tente de soutirer de l’argent. Des organisations qui prennent ça au sérieux comme nous, il y en a trois ou quatre pas plus», soutient, de son côté Izabel Descheneaux.
Phase
Les sorties sur le terrain, bien que nombreuses, ne se font pas automatiquement dès qu’un coup de fil est passé pour faire état d’un événement bizarre. L’intervention de APPA Paranormal suit trois étapes.
Première étape, la pré-enquête est effectuée par une intervenante en psychiatrie qui travaille dans le domaine de la santé mentale. La spécialiste détermine si la personne qui a requis les services de l’entreprise n’est pas un «cas de santé mentale».
La deuxième étape est l’enquête sur le terrain. Munis de nombreux appareils, on passe au peigne fin l’endroit afin de trouver les sources de courants d’air, de champs électromagnétiques ou statiques déjà existantes, des bruits ou ombrages étranges qui pourraient expliquer le phénomène inexpliqué. Il est important, à ce niveau, de mettre de côté les téléphones cellulaires et autres instruments électroniques qui émettent des ondes et qui viendraient fausser les analyses.
Finalement, on procède à l’analyse du matériel. Démarche cruciale puisque même si aucune activité hors de l’ordinaire n’a été constatée sur les lieux, il est possible que les caméras ou les enregistreuses aient capté quelque chose.
Il ne faut pas compter son temps pour éplucher la scène. «Nous passons énormément d’heures là-dessus. On ne les compte plus», explique Patrick Sabourin qui est tatoueur de métier tandis que sa conjointe est paysagiste.
Les deux, tout comme le reste des membres de APPA Paranormal, ont des emplois dans la vie de tous les jours. La traque du paranormal demeure, pour l’instant, un passe-temps sérieux. «On a, parmi nous, un fonctionnaire du gouvernement et une autre personne qui travaille à l’Institut de cardiologie de Montréal», fait savoir Patrick Sabourin.
Moments marquants
Une des interventions marquantes de l’équipe de APPA Paranormal est survenue dans le village abandonné de Rivière-La Guerre, en banlieue de Valleyfield, en Montérégie.
«On a voulu communiquer avec une petite fille morte de la tuberculose et qui aurait été enterrée dans le sous-sol d’une maison. Nous sommes tombés sur une entité qui avait pour nom Gordon et qui nous parlait», raconte l’homme.
Sur le territoire lavallois, APPA Paranormal a dirigé huit investigations. Parmi celles-ci, l’une était particulière.
«Dans un domicile de Chomedey, on s’est rendu compte que des jouets à batterie s’animaient seuls et qu’un purificateur d’air se mettait en marche sans qu’il soit programmé. Nous avons décelé la présence d’une silhouette verdâtre près du réservoir à eau chaude. L’occupant des lieux nous a dit qu’il avait ramené d’un voyage à Cubas des ossements. Après reconstitution, il s’était avéré qu’il s’agissait des restes d’un cadavre. La personne a enterré ces ossements et jamais plus elle n’a été importunée par ces incidents étranges.»
Projets
Active pas seulement au Québec, mais aussi en Ontario, où elle a enquêté à Fort Henry, l’équipe de APPA Paranormal souhaite étendre ses activités à l’ensemble du pays au cours des prochaines années.
Par ailleurs, l’OBNL lavallois pourrait se retrouver dans un projet télé, prochainement. Elle est en discussion avec un télédiffuseur pour un pilote d’émission.
L’équipe a agi, récemment, comme conseiller technique à la production cinématographique P = WP L’énergie sombre qui mettra en vedette Isabelle Blais, Pierre-Luc Brillant et Sébastien Huberdeau. Le film doit sortir cette année.
Pour découvrir l’univers de APPA paranormal : www.appaparanormal.org
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