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Un enfant de 5 ans débarqué et laissé seul à 4,5 km de chez lui

durée 15h05
1 septembre 2016
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Julio Trepanier
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Par Julio Trepanier, Journaliste multimédia

Un garçon de 5 ans de Laval se souviendra sans doute longtemps de son premier raccompagnement à la maison par autobus scolaire alors que celui-ci s’est retrouvé seul après avoir été déposé au mauvais endroit à 4,5 km de chez lui.

« Mon fils commence la maternelle cette année. Lorsque l’école s’est terminée, il a été guidé par inadvertance dans le mauvais autobus », explique le père, François Steemers, qui précise que l’école avait apposé sur la main de l’enfant une étiquette assez grosse, sur laquelle le numéro de son autobus était inscrit. « Le chauffeur doit vérifier, mais cela n’a pas été fait et mon fils a embarqué dans cet autobus », indique-t-il.

Puis, sur le parcours désigné, le garçon de 5 ans a été débarqué au mauvais endroit. Or, comme le rapporte M. Steemers, le protocole à suivre pour le chauffeur, dans le cas d’élèves en bas âge, est de prendre un contact visuel avec les parents avant de laisser débarquer l’enfant. « Lui, il a décidé de débarquer mon fils là, de ne pas regarder et de s’en aller », déplore le père.

Moment de panique

La panique s’est alors emparée des parents, qui attendaient leur enfant au coin de la rue, lorsqu’ils ont constaté que leur fils manquait à l’appel.

« En voyant qu’il n’était pas là, nous avons vérifié en double dans l’autobus, puis nous avons couru à l’école. Il n’y était pas. Nous leur avons donc demandé de chercher notre fils », raconte le père. L’établissement a alors tout mis en branle pour contacter le transporteur scolaire.

Pendant ce temps, seul dans un endroit inconnu, la panique s’est également emparée du jeune de maternelle qui s’est mis à pleurer, ce qui a alerté une maman du voisinage. Constatant la situation, celle-ci a pu heureusement communiquer avec l’école grâce à une étiquette identifiant le jeune garçon sur son sac à dos. C’est la vigilance de cette dernière qui aura finalement permis de localiser l’enfant. « Nous ne l’aurions jamais retrouvé si cette madame n’avait pas appelé », mentionne avec soulagement M. Steemers.

La suite des choses

Jugeant la situation inacceptable, crée par ce qu’il considère comme étant de la négligence, le père du garçon est présentement en démarche avec la police de Laval afin de voir les recours possibles qu’il pourrait entreprendre contre le transporteur et/ou le chauffeur. Au moment de rédiger ces lignes, celui-ci n’était pas en mesure de fournir le nom du transporteur.

« J’ai vérifié et les règles pour tout autobus scolaire, c’est que le chauffeur est responsable de l’enfant. Il n’a pas suivi le protocole quand mon enfant a embarqué et débarqué. D’autant plus que selon la logique, on ne laisse pas seul un enfant de 5 ans dans la rue », lance François Steemers.

Finalement, ce dernier tient par ailleurs à souligner qu’il considère que l’école a fait ce qu’elle avait à faire dans toute cette histoire en identifiant clairement son fils afin que des erreurs comme celles-ci n’arrivent pas.

« C’est une péripétie que je ne souhaite à personne. Il faut sensibiliser les gens à ça. Il ne faut plus que ça arrive des situations comme celle-ci. Moi, j’ai été chanceux de retrouver mon fils, mais le jour où des parents ne retrouveront pas leur enfant, il sera trop tard », conclut-il.

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