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Loblaw, exploitant les enseignes de supermarché Provigo et Maxi au Québec, fermera ses centres à Laval et Ottawa

Au centre Provigo, près de 550 emplois supprimés d'ici la fin 2021

Au centre Provigo, près de 550 emplois supprimés d'ici la fin 2021
Photo: Courtoisie TVA Nouvelles
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C'est une question de réduction de coût. Et à ce titre, le centre de distribution Provigo à Laval supprime près de 550 emplois, ainsi que 250 à Ottawa d'ici la fin 2021. La raison ? La firme Loblaw, qui exploite les enseignes de supermarché Provigo et Maxi au Québec, délocalise  une partie de sa distribution, les aliments secs, vers un sous-traitant ontarien.

Annoncée hier aux employés, cette décision tombe alors que leur contrat de travail vient à échéance à la fin du mois, selon la porte-parole du Syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), Roxanne Larouche. "Très fâchée" cette dernière tente toutefois de relativiser, en expliquant que cela laisse au moins du temps, au lieu de quelques semaines de préavis.

Les Compagnies Loblaw, propriétaires des enseignes Loblaws, Provigo, Maxi et Shoppers Drug Mart (Pharmaprix au Québec), continueront toutefois d’effectuer la distribution des aliments frais et congelés depuis Boucherville, en banlieue sud de Montréal, où travaillent quelque 550 personnes.

Le syndicat a annoncé vouloir rapidement négocier avec l’employeur dans le but d’obtenir les meilleures indemnités de départ possible pour les salariés concernés.

Le syndicat reste optimiste

 

Dans une déclaration transmise par courriel, Loblaw n’a pas évoqué la délocalisation d’activités vers l’Ontario. Pour rappel, en 2010 déjà, la direction de l’entrepôt Provigo avait décrété un lock-out avant même le vote des employés sur la dernière offre patronale. 

Comme justification, l'entreprise a uniquement pointé la «désuétude» de son site de la rue Francis-Hughes. Des négociations avec le syndicat devraient suivre, constituées de propositions de solutions pour les employés, de la part de la direction, comme l'a assuré Johanne Héroux, la directrice principale de la compagnie pour le Québec. En revanche, l'employeur n'a pas donné plus de détails sur les prochaines échéances (comme le rythme des licenciements par exemple).

Malgré cette mauvaise nouvelle, le syndicat reste optimiste quant à la relocalisation des employés touchés dans d'autres entrepôts, dans un contexte de manque de main-d'oeuvre.

 

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