Un plan, trois axes
Québec annonce la fin des bulles-classes dès septembre
Si la couverture vaccinale le permet, les bulles-classes seront chose du passé dès la prochaine rentrée scolaire, tant pour les élèves du primaire que ceux du secondaire. C’est du moins ce qu’a annoncé le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, ce mercredi lors du dévoilement de son plan pour la rentrée 2021-2022.
Le ministre a tout de même tenu à préciser que la couverture vaccinale des 12 à 17 ans devait atteindre 75% pour qu’un retour en classe « normal » soit possible. « Si on continue nous efforts cet été, si on ne relâche pas notre vigilance, si on va se faire vacciner, les élèves pourront revenir dans leur école », a-t-il indiqué. À ce jour, les données indiquent que plus de 238 000 jeunes ont reçu leur première dose de vaccin ou sont sur le point de la recevoir. C’est donc 45% des 12-17 ans qui est ou sera vacciné. « Il est important que tout le monde se fasse vacciner, y compris les jeunes », a rappelé le ministre Roberge.
Également présente lors du point de presse, la ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, a annoncé la reprise des activités parascolaires, mais aussi des programmes particuliers tels que le Sport-Études et Arts-Études.
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Un plan, trois axes
Le plan présenté ce mercredi est divisé en trois axes: le retour à la vie normale, des mesures de nettoyages et d’amélioration de la ventilation et la mise en place d’un protocole d’urgence.
Signe qu'un retour à la normale est anticipé par les autorités, la rentrée se fera sans masque d'intervention ou couvre-visage pour les élèves du préscolaire, du primaire, du secondaire, de la formation générale des adultes et de la formation professionnelle. Le Plan prévoit aussi :
- la fin d'une organisation basée sur les groupes-classes stables;
- le retour des services éducatifs en présence à temps complet;
- des mesures de soutien additionnelles pour les élèves vulnérables ou accusant un retard pédagogique;
- une reprise des activités parascolaires;
- le retour à la normale en ce qui concerne le transport scolaire et l'utilisation des cafétérias et des salles de dîneurs;
- un maintien des mesures de nettoyage et de la désinfection par les agents d'entretien, particulièrement en ce qui concerne les surfaces fréquemment touchées;
- un maintien des routines d'hygiène des mains pour les élèves et les employés, selon les recommandations de la CNESST;
- un maintien de l'évaluation des enfants symptomatiques et de leur exclusion éventuelle.
Un réseau scolaire prêt à s’adapter
« L’été 2021 sera l’été où nous allons donner un grand coup pour l’entretien des écoles, avec une attention particulière aux systèmes de ventilation », a ajouté le ministre. L’amélioration, la réparation et l’achat d’équipement spécialisé, notamment pour mesurer la quantité de CO2, sont également des mesures prévues dans le plan du ministre Roberge. « Nous serons les premiers au Canada à nous doter d’équipements technologiques »
Le ministre a fait remarquer que certaines mesures vont continuer à s'appliquer en cas d'éclosion et que la possibilité de fermer des classes et de basculer vers l’enseignement à distance n'est pas exclue. « Il faut se préparer à toutes éventualités. Il faut être responsable. Selon les avis de la Santé publique, si la situation épidémiologique venait à se détériorer dans certaines écoles, certaines régions, c’est possible qu’on ait recours, encore l’an prochain, à des mesures sanitaires qu’on a apprivoisées et expérimentées cette année ».
Jean-François Roberge précise que ce dernier axe n’est pas un plan global, mais bien un protocole d’urgence qui pourra être mis en place « de manière ciblée, ponctuelle et temporaire parce qu’on sera vigilant et qu’on suivra les recommandations de la Santé publique. Le réseau scolaire sera prêt à faire face à ce type d’évènements s’ils arrivent ».
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