Annonce de deux plans
Québec s'inquiète de la santé mentale des cégépiens et universitaires
Ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann
Québec déploie deux plans, dans le cadre de la rentrée: l’un pour la santé mentale des jeunes cégépiens et universitaires, l’autre pour favoriser leur réussite.
Québec avait déjà investi des fonds pour améliorer la santé mentale de ces jeunes pendant la pandémie, mais la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, a indiqué jeudi qu’il fallait en ajouter, vu l’ampleur des besoins.
Ainsi, le plan pour la santé mentale sera doté de 60 millions $ sur cinq ans. Il doit notamment permettre d’accroître l’accessibilité aux services en santé mentale pour ces jeunes et de réduire les délais d’attente à ce chapitre.
La Fédération étudiante collégiale avait en effet dénoncé la situation durant la pandémie, relatant que beaucoup d’étudiants vivaient de l’anxiété, de l’isolement, du découragement, voire de la détresse.
Le second plan, pour la réussite, est doté de 450 millions $ sur cinq ans. Il comporte diverses mesures ayant trait à la valorisation des études supérieures, à l’amélioration de l’accueil des étudiants, au soutien à la diversité des parcours, au soutien au perfectionnement des enseignants et professeurs et à l’embauche de ressources, par exemple.
Québec se donne comme objectif de rehausser de 1,5 % la proportion des Québécois âgés de 25 à 64 ans qui détiennent un diplôme d’études collégiales ou universitaires d’ici 2022−2023.
Ces plans seront mis en oeuvre «assez rapidement», a promis la ministre McCann. Les cégeps et les universités sont déjà informés; «on en a discuté avec eux», a−t−elle noté.
Épreuve de français
Par ailleurs, la ministre s’est montrée préoccupée par le faible taux de réussite à l’épreuve de français que doivent passer les étudiants qui terminent le cégep. «Les taux de succès ne sont pas à la hauteur de ce qu’on souhaiterait.»
«Que ce soit en mathématiques, en littérature, dans toutes les matières, on doit avoir une bonne maitrise du français pour bien réussir», a−t−elle opiné.
La ministre de l’Enseignement supérieur a donc demandé à ce qu’un groupe de travail se penche sur la question, fasse un diagnostic et identifie les causes de ces lacunes.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne
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