Journée nationale d'action contre les surdose
Des groupes appellent à combattre les surdoses plutôt qu'à combattre les drogues
Des organismes d'aide aux personnes qui consomment des drogues se sont unis, d'un bout à l'autre du Canada, pour appeler les gouvernements à mettre fin à leur guerre contre la drogue pour se consacrer plutôt à prévenir les surdoses.
À l'occasion de la Journée nationale d'action contre les surdoses, le 6 avril, l'Association canadienne des personnes qui utilisent des drogues (ACPUD) au Canada et l'Association québécoise pour la promotion de la santé des personnes utilisatrices de drogues (AQPSUD) ont tenu une conférence de presse conjointe pour réclamer la décriminalisation de la consommation de drogues et la mise en place de structures d'approvisionnement sécuritaires.
Pour ces organismes communautaires qui viennent en aide chaque jour à des personnes victimes de surdoses, c'est la prohibition qui est à la source du problème.
On demande aux autorités de faire face au problème dans une perspective de santé publique en misant d'une part sur un approvisionnement sécuritaire pour les consommateurs et parallèlement sur un meilleur accès aux ressources d'aide pour les personnes qui souhaitent cesser de consommer.
Selon le milieu communautaire, on compterait environ 20 morts par surdose chaque jour au Canada. Les différents porte-parole ayant participé à la sortie publique ont tous rapporté une hausse continuelle des décès sur leur territoire au cours des dernières années.
«Scientifiquement, la réduction des méfaits a fait ses preuves tandis que la guerre à la drogue nous a prouvé son inefficacité», peut-on lire dans le communiqué transmis pour l'occasion.
Les organismes dénoncent aussi un manque de financement de leurs activités alors qu'ils sont les véritables ressources de première ligne pour venir en aide aux personnes qui consomment des drogues et non le réseau de la santé et des services sociaux.
En plus de la conférence de presse, les organismes ont prévu des manifestations un peu partout au pays, dont des marches à Montréal et à Sherbrooke.
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Ugo Giguère, La Presse Canadienne
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